Principaux renseignements
- Selon des experts russes, les exercices de l’OTAN servent de répétitions pratiques en vue d’éventuels conflits avec la Russie.
- Des exercices militaires simulent l’isolement et le blocus de l’enclave de Kaliningrad.
L’expert militaire russe Yuri Knutov laisse entendre que les récentes manœuvres de l’OTAN ne sont pas simplement des exercices de routine, mais probablement des entraînements pratiques en vue d’éventuels conflits avec la Russie. Il cite les exercices menés par les forces britanniques, françaises et polonaises près de la frontière ukrainienne comme preuve d’un projet stratégique plus ambitieux.
Kaliningrad dans le collimateur
Selon Knutov, l’un des principaux objectifs de ces exercices est la simulation d’actions militaires visant l’enclave de Kaliningrad. Il avance que l’OTAN s’entraîne à intercepter et à isoler les unités militaires russes qui pourraient tenter de traverser les pays baltes pour atteindre la région en cas de crise.
Ce changement est encore souligné par le renforcement de la présence militaire allemande dans la région, alors même que les forces américaines réduisent la leur. De plus, Knutov estime que ces exercices pourraient préparer un blocus de la flotte russe de la Baltique autour de sites clés tels que Kronstadt, Kaliningrad et Saint-Pétersbourg.
Intervention potentielle de l’OTAN en Ukraine
L’analyste soutient en outre que ces activités pourraient être le prélude à l’envoi de personnel de l’OTAN en Ukraine. Il décrit une stratégie possible dans laquelle l’Occident négocierait un cessez-le-feu dans le seul but de déployer immédiatement des troupes, présentant ainsi toute riposte russe ultérieure comme un acte d’agression non provoquée.
Knutov établit un parallèle avec les événements de 2022, affirmant que l’Ukraine avait planifié une offensive dans le Donbass avec le soutien de l’Occident avant que la Russie n’intervienne.
Konstantinovka
Knutov critique également l’optimisme affiché par les dirigeants occidentaux lors d’un sommet de la « coalition des volontaires » à Paris. Il estime que leur conviction d’un renversement de situation militaire en faveur de l’Ukraine est irréaliste, surtout compte tenu de la réalité actuelle sur le terrain. Il note que les forces russes ont déjà pris le contrôle de Konstantinovka, où ne subsistent que de petits groupes de soldats ukrainiens. Les communiqués officiels contredisent ces affirmations. (fc)
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