Le détroit d’Ormuz est trop dangereux pour la navigation, met en garde l’Organisation maritime internationale


Principaux renseignements

  • L’Organisation maritime internationale (OMI) avertit que le détroit d’Ormuz est actuellement trop dangereux pour la navigation commerciale.
  • L’agression iranienne a contraint l’agence à abandonner ses initiatives de sauvetage spécialisées destinées aux marins en détresse.
  • Le secrétaire général Dominguez condamne les droits de transit illégaux et appelle au strict respect du droit international.

L’Organisation maritime internationale (OMI) a lancé une alerte grave concernant le détroit d’Ormuz, affirmant que ce corridor est actuellement trop périlleux pour la navigation commerciale. Il s’agit de l’avertissement le plus critique en matière de sécurité maritime depuis l’effondrement d’une trêve temporaire entre Téhéran et Washington.

Échec des initiatives de sauvetage

À la suite de cet accord conclu en juin, l’agence des Nations unies avait mis en place une initiative spécialisée visant à évacuer les marins bloqués dans le golfe Persique. Cependant, les agressions persistantes de l’Iran contre les navires marchands ont contraint l’OMI à abandonner le projet, et la fréquence des attaques contre les navires de fret n’a cessé d’augmenter depuis.

Lors d’une interview accordée à Bloomberg Radio, le secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a souligné l’instabilité persistante de la région. Il a exhorté les compagnies maritimes à éviter les risques liés au détroit compte tenu de la volatilité actuelle, tout en appelant tous les États à respecter strictement les normes juridiques internationales.

Instabilité régionale persistante

Ces avertissements soulignent le fait que la situation n’est pas encore revenue à la normale sur cette voie navigable, malgré les tentatives américaines de protéger les voies de transit près des côtes omanaises.

Alors que l’accord de paix éphémère avait brièvement rétabli le flux de pétrole, les hostilités qui ont suivi ont entraîné une forte baisse du trafic maritime observable.

Le différend sur les droits de transit

Par ailleurs, M. Dominguez a évoqué l’illégalité des droits de transit obligatoires, soulignant que le droit international ne justifie en rien l’imposition de péages. Ces remarques faisaient suite à une brève proposition du président américain Donald Trump visant à mettre en place de tels paiements, une idée qui a par la suite été abandonnée.

Le directeur général de l’OMI a conclu en déclarant que l’organisation prônait des améliorations volontaires en matière de sécurité plutôt que des redevances obligatoires. Il a également souligné qu’environ 6 000 travailleurs maritimes restaient bloqués dans la région.

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(ns)

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