Principaux renseignements
- Les tensions au Moyen-Orient ont propulsé les cours du pétrole brut à leur plus haut niveau depuis plusieurs semaines.
- Les frappes de représailles menacent la stabilité de l’approvisionnement à long terme jusqu’en 2027.
- Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions de prix.
Les cours du pétrole brut ont atteint leur plus haut niveau depuis plusieurs semaines, sous l’effet de la montée des tensions au Moyen-Orient. Les inquiétudes du marché concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement se sont accrues après que l’Iran a promis de riposter à de nouvelles attaques américaines contre ses installations.
À 9 h 44, le Brent s’échangeait à 98,73 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 94,22 dollars. Ces deux cours de référence ont atteint leur plus haut niveau depuis le milieu de l’été.
Guerre économique
La situation géopolitique s’est aggravée lorsque l’Iran a mis en garde contre une « guerre économique » et a annoncé avoir lancé un missile sophistiqué contre des navires de la marine américaine. Dans le même temps, les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont pris pour cible plusieurs villes saoudiennes, faisant des dizaines de blessés et entraînant la fermeture temporaire de plusieurs centrales énergétiques.
Ces événements font suite à une opération militaire américaine qui a frappé trois pétroliers iraniens, dont l’un se trouvait près du centre d’exportation stratégique de l’île de Kharg.
Prévisions de marché à long terme
Les analystes du secteur de l’énergie suggèrent que ce cycle de frappes de représailles pourrait modifier fondamentalement les anticipations du marché pour les deux prochaines années. Ils ont noté que les tensions entre Washington et Téhéran pourraient redéfinir les évaluations des risques jusqu’en 2027.
De même, ils ont indiqué qu’un bras de fer prolongé pourrait maintenir l’offre du golfe Persique à un niveau limité tout au long de l’année 2026, suggérant que les niveaux de production normaux pourraient ne pas revenir avant le premier semestre 2027.
Goldman Sachs
Cette instabilité a déjà des répercussions sur la logistique, avec une baisse notable du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. En réponse à ces risques prolongés liés au transport maritime, Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions de prix pour le Brent et le WTI pour la fin de l’année 2026 et jusqu’en 2027.
(at)
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