La Banque européenne d’investissement accorde un prêt record d’un milliard d’euros à un « îlot énergétique » belge


Principaux renseignements

  • La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé à Elia Transmission Belgium un prêt record d’un milliard d’euros.
  • Grâce à ce financement, l’île de la Princesse Élisabeth sera aménagée en pôle énergétique destiné au raccordement et à la distribution de l’énergie éolienne offshore.
  • L’investissement permet d’éviter l’instabilité du réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé à Elia Transmission Belgium une ligne de crédit d’un milliard d’euros destinée à soutenir les infrastructures énergétiques offshore. Le financement constitue le plus important prêt énergétique jamais accordé par la BEI pour un projet unique.

Île Princesse Elisabeth

Ces fonds sont spécifiquement destinés à l’Île Princesse Elisabeth, un pôle énergétique artificiel situé en mer du Nord, conçu pour collecter et distribuer l’électricité provenant de divers parcs éoliens offshore vers la Belgique.

Cet apport financier couvrira l’installation de transformateurs, d’un poste de transformation haute tension et des liaisons CA reliant l’île au continent.

Calendrier

Selon Frédéric Dunon, PDG d’Elia Transmission Belgium, le projet avance comme prévu. Les grands caissons en béton qui constituent les fondations sont déjà en place, et le remblayage de sable devrait être achevé d’ici fin octobre.

Coûts

Ce dernier prêt fait suite à un accord de crédit antérieur de 650 millions d’euros. Elia estime que la phase initiale – qui comprend la construction du nœud et les liaisons vers les deux premiers parcs éoliens prévus – coûtera environ 3,6 milliards d’euros.

Parallèlement, une deuxième phase portant sur une connexion avec le Royaume-Uni et une infrastructure en courant continu a été reportée en raison de l’augmentation des dépenses.

Stabilité du réseau

Dunon a souligné que les conditions avantageuses du prêt de la BEI devraient profiter au public, car les coûts de construction sont en fin de compte supportés par les entreprises et les particuliers via leurs factures d’énergie.

Tout en reconnaissant que le public est naturellement préoccupé par les coûts en cette période de difficultés économiques, il a averti que l’absence d’investissement entraînerait une instabilité du réseau, freinerait la croissance économique et maintiendrait la dépendance aux combustibles fossiles.

Sécurité énergétique stratégique

Ce point de vue a été repris par le ministre du Climat, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), qui a souligné que l’île artificielle constituait un élément essentiel pour la sécurité énergétique future de la région.

(at)

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