Principaux renseignements
- La Russie pourrait contrôler 36 pour cent du marché mondial de l’uranium d’ici 2040.
- Les pays occidentaux risquent de se retrouver dans une situation de dépendance énergétique similaire à celle de la crise du gaz de 2022.
- Les efforts de découplage se heurtent à des obstacles en raison de la forte dépendance vis-à-vis du combustible enrichi russe.
Les projections de la CSA, rapportées par le Financial Times, suggèrent que l’emprise de la Russie sur le marché mondial de l’uranium pourrait atteindre 36 pour cent d’ici 2040.
Menace pour la stabilité énergétique mondiale
Ce chiffre inclut à la fois les activités minières nationales et les actifs internationaux gérés par des entités russes.
Une telle position dominante est considérée par les experts comme une menace importante pour la stabilité énergétique des pays occidentaux, d’autant plus que l’engouement mondial pour l’énergie nucléaire s’accroît avec le développement de nouveaux réacteurs.
Une dépendance croissante
Gareth Heywood, stratège en chef chez CSA, estime que cette dépendance croissante vis-à-vis de l’uranium russe pourrait finir par refléter la dépendance précaire des pays occidentaux vis-à-vis du pétrole et du gaz russes avant 2022.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de pénurie d’approvisionnement, due à un manque d’investissements et à des obstacles bureaucratiques au lancement de nouveaux projets miniers, alors même que la transition vers l’énergie nucléaire s’intensifie.
Étranger
Pour renforcer son influence, la Russie augmente activement sa production tant sur son territoire qu’à l’étranger. Cela inclut des projets stratégiques en Namibie et en Tanzanie, ainsi qu’un récent partenariat avec le Niger visant à étendre sa présence dans le secteur de l’uranium.
Les efforts occidentaux pour se désolidariser
En réponse, les puissances occidentales tentent de désolidariser leurs infrastructures énergétiques des sources russes. La Commission européenne a fait part de son intention de bloquer les importations d’uranium russe, mais la région reste fortement dépendante de la Russie pour le combustible enrichi nécessaire à ses centrales nucléaires.
De même, les États-Unis ont mis en place une interdiction des importations d’uranium russe en mai 2024. Bien que cette loi soit prévue pour durer jusqu’en 2040, le ministère américain de l’Énergie conserve le pouvoir d’accorder des dérogations spécifiques jusqu’en 2028. (fc)
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