NexGen Energy est en pourparlers avec BHP concernant un financement d’un milliard pour un projet d’uranium


Principaux renseignements

  • NexGen Energy cherche à lever 1 milliard de dollars (863 millions d’euros) pour financer le développement du projet d’exploitation d’uranium Rook I, l’un des plus importants du secteur.
  • BHP entretient un dialogue stratégique avec NexGen afin de s’assurer des actifs énergétiques dans des régions stables.
  • La forte hausse de la demande en électricité liée à l’intelligence artificielle (IA) et l’instabilité géopolitique laissent entrevoir d’énormes perspectives de croissance pour l’uranium.

La société minière canadienne NexGen Energy entretient des contacts réguliers avec le leader du marché BHP au sujet du projet d’uranium Rook I, situé en Saskatchewan, au Canada. Le PDG de la société, Leigh Curyer, a confirmé que les deux entreprises procèdent à un échange transparent de données techniques, d’autant plus que BHP a récemment acquis d’importants terrains jouxtant le projet dans le bassin d’Athabasca. Ce dialogue s’inscrit dans le cadre de la volonté de BHP d’étendre ses investissements dans des régions sûres sur le plan géopolitique.

Financer l’avenir de Rook I

NexGen a récemment lancé la construction de ce qui devrait devenir l’une des principales sources mondiales d’uranium. La société vise à lever 1 milliard de dollars (863 millions d’euros) au cours des neuf prochains mois. Pour y parvenir, elle étudie différentes options de financement, notamment le financement par emprunt, les partenariats par actions et les accords de paiement anticipé avec des entreprises de services publics.

Demande mondiale

L’intérêt pour l’uranium connaît une forte croissance, alors que l’expansion des centres de données pilotés par l’IA fait grimper la demande en électricité, ce qui remet l’énergie nucléaire sur le devant de la scène. Parallèlement, les gouvernements du monde entier s’efforcent de diversifier leur approvisionnement énergétique en raison de l’instabilité au Moyen-Orient. Bien que BHP fournisse actuellement environ 5 pour cent de l’uranium mondial en tant que sous-produit de ses activités liées au cuivre en Australie-Méridionale, l’entreprise reste à l’affût d’autres opportunités. Sous une nouvelle direction, le futur PDG de BHP, Brandon Craig, a l’intention d’évaluer le secteur de l’uranium, malgré les défis liés à l’atteinte de la taille d’échelle nécessaire.

Le bassin d’Athabasca

Le bassin d’Athabasca est reconnu par le gouvernement canadien comme la région possédant les réserves d’uranium les plus importantes et de la meilleure qualité au monde. Actuellement, le bassin est dominé par des acteurs tels qu’Orano Mining et Cameco. NexGen n’est pas la seule entreprise présente dans cette région. Des sociétés comme Paladin et Denison progressent également dans le développement de leurs mines. BHP s’est déjà forgé une forte présence en Saskatchewan grâce à la construction d’une immense mine de potasse.

Évaluation et prévisions de marché

Bien que le projet Rook I doive entrer en production en 2030, conformément au calendrier prévu, et soit considéré comme essentiel dans le secteur de l’énergie, la forte hausse de la capitalisation boursière de NexGen pousse certains analystes à se demander si BHP peut encore se permettre de racheter l’entreprise. Les prévisions du marché restent néanmoins optimistes. Canaccord prévoit que la demande d’uranium pourrait tripler entre 2025 et 2035. (ev)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus