Principaux renseignements
- L’armée américaine ajoutera une série d’armes de précision à l’arsenal dont disposent ses avions de combat F-35 d’ici septembre 2027.
- L’intégration de nouveaux capteurs et de liaisons de données améliore l’identification de cibles multiples.
- L’augmentation de la capacité de stockage interne et l’ajout de pylônes furtifs renforcent la capacité de frappe de l’appareil.
L’armée américaine prépare une modernisation majeure de l’arsenal du F-35, en mettant l’accent sur l’amélioration de son efficacité dans les frappes maritimes, la neutralisation des réseaux de défense aérienne et le ciblage de cibles mobiles.
Selon le rapport d’acquisition modernisé (Modernized Selected Acquisition Report) pour le budget de l’exercice 2027, une première vague d’armements devrait être déployée d’ici septembre 2027. Elle comprend l’AARGM-ER pour la neutralisation des radars ennemis, le LRASM furtif destiné aux cibles navales de grande valeur, le Joint Strike Missile polyvalent pour les missions terrestres et maritimes, ainsi que la GBU-53/B StormBreaker pour les frappes de précision contre des cibles mobiles.
Améliorations systémiques
Au-delà de l’armement, la mise à jour de 2027 apportera des améliorations systémiques essentielles. Celles-ci comprennent une liaison de données unidirectionnelle améliorée pour le missile AIM-9X Block 2/2+, des capacités de guerre électronique renforcées, ainsi qu’un système de recherche et de suivi infrarouge multi-navires (Multi-Ship Infrared Search and Track) permettant à plusieurs appareils de partager des données thermiques pour une meilleure identification des cibles.
De plus, le système d’ouverture distribuée de nouvelle génération sera mis en œuvre, bien qu’il soit précisé que ce matériel spécifique ne sera pas compatible avec les avions du lot 14.
Nouveaux pylônes
Une extension ultérieure est prévue pour septembre 2032, avec le missile air-air « Meteor » à statoréacteur et le « SPEAR 3 » compatible avec les réseaux. Afin de prendre en charge des munitions de plus grande taille, un pylône optimisé pour la furtivité sera introduit pour les séries LRASM et JASSM, suivi d’un pylône similaire pour l’AARGM-ER en 2033.
Ces mises à jour ultérieures s’accompagneront d’outils avancés de surveillance maritime et d’un radar à ouverture synthétique afin de réduire le stress des pilotes et d’augmenter les portées de détection.
Améliorations des capacités et de la connectivité
Le programme vise également à faire évoluer les capacités physiques et la connectivité de l’appareil. D’ici septembre 2030, la configuration « Six in the Bay » devrait permettre d’augmenter la capacité de stockage interne de missiles de quatre à six unités. Les communications seront renforcées grâce à un réseau maillé dynamique pour la liaison de données multifonctionnelle avancée (Multifunction Advanced Data Link) et à une liaison bidirectionnelle pour l’AIM-120D.
Une mise en œuvre qui n’est pas sans risque
Ces avancées font partie des 55 capacités essentielles du Bloc 4, bien que leur succès repose largement sur le matériel du Technology Refresh 3 (TR-3). Alors que le TR-3 est en cours d’intégration dans les nouveaux avions, la complexité des logiciels reste un obstacle. Pour atténuer ces risques, le programme recourt à des essais numériques, à une surveillance plus stricte et à l’acquisition de neuf avions spécialisés dans la science de vol afin de remplacer la flotte d’essai actuelle.
Bien que ces dates fournissent une feuille de route stratégique, la mise en œuvre finale dépend d’une certification en vol rigoureuse et d’une validation technique. (fc)
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