Les 4 enjeux de taille auxquels l’Europe va devoir faire face en cette rentrée

La rentrée bruxelloise est empreinte d’incertitude et d’instabilité. Politico a dressé une liste de 4 crises actuelles auxquelles l’Europe est confrontée.

1. Afghanistan

Les Talibans ont pris le contrôle, et rapidement.

2. La pandémie de Covid-19

À bien des égards, les résultats sont prometteurs.

  • Après des débuts difficiles, l’UE a atteint son objectif de vacciner 70 % de ses citoyens adultes à la fin de l’été.
  • Certains pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et la Hongrie, ont déjà accepté de proposer les fameuses troisièmes injections aux personnes âgées ou aux populations médicalement vulnérables.
  • Les hospitalisations et les décès sont tombés en dessous des niveaux de 2020.
  • Les pays se rapprochent de la réouverture complète de leurs portes.
  • Les fonds de relance sont en route. Les pays de l’UE s’apprêtent à recevoir une aide financière dans les mois à venir – 750 milliards d’euros au total.
  • Et, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prédit en juin dernier que les économies de l’UE se rétabliraient complètement dans les 18 mois.

Toutefois,

  • Certains pays de l’UE restent largement non vaccinés – la Bulgarie, par exemple, n’a vacciné que 20 % des adultes.
  • Après s’être engagée à faire don de 200 millions de doses aux pays en développement d’ici à la fin de l’année, l’Europe n’en avait livré que 7,9 millions début août.
  • « Il nous faut plus que cela pour faire face au choc économique de la pandémie », a déclaré Manfred Weber, chef du plus grand groupe du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit. « Nous devons être plus déterminés dans notre programme de commerce international et réduire les formalités administratives pour les entreprises. » 

3. Les élections en Allemagne

Les élections allemandes du 26 septembre ajoutent une nouvelle couche d’incertitude au mélange, et pas seulement parce que Mme Merkel – souvent décrite comme le leader de facto de l’Europe – se retire après 16 ans au pouvoir.

  • Les sondages en Allemagne se resserrent, sans qu’aucun parti ne soit en tête. Cela signifie que non seulement le prochain chancelier pourrait être issu d’un autre parti, mais que le gouvernement deviendra probablement une coalition de trois partis, contre deux actuellement.
  • Cela augmenterait le risque de pourparlers de coalition longs et difficiles et réduirait la capacité de Berlin à contribuer à guider l’Europe dans les périodes de turbulence.
  • « Certains partis se concentrent sur les réductions d’impôts et la réduction de la dette, d’autres sur les investissements dans l’avenir. Le risque est donc grand qu’il y a une forte division dans les visions des partis pour l’avenir.
  • Ces derniers jours, Olaf Scholz, du parti social-démocrate de centre-gauche, est étonnamment passé en tête du peloton, devançant dans les sondages Armin Laschet, du parti conservateur de Mme Merkel, et Annalena Baerbock, du parti des Verts.

4. L’Europe est contestée sur le plan de ses valeurs

Les préoccupations de longue date de l’Union européenne concernant la liberté des médias, l’indépendance de la justice et la corruption endémique n’ont toujours pas été prises en compte par les pays comme la Hongrie ou la Pologne. La pression s’accroît sur la Commission de von der Leyen pour qu’elle coupe les fonds européens aux pays qui ne respectent pas l’État de droit.

  • L’Union doit statuer sur le plan de financement de la Hongrie pour la reprise des activités liées à la pandémie, après s’être abstenue de le faire en raison de l’absence de mesures de protection contre la corruption.
  • Quant à la Pologne, le parti au pouvoir, Droit et Justice, dirige actuellement un gouvernement minoritaire instable, et continue de douter de la primauté du droit européen, une valeur fondamentale de l’union économique et politique.
  • En Hongrie, en vue des élections législatives du printemps 2022, le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán, a choisi de redoubler sa rhétorique complotiste et ses confrontations avec Bruxelles.
  • Toujours en Hongrie, une mesure anti-LGBTQ+ controversée a été actée, interdisant la représentation de l’homosexualité aux mineurs.

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