Principaux renseignements
- Leonardo mène une politique d’acquisitions agressive pour répondre à la demande militaire mondiale en forte hausse.
- Des investissements stratégiques dans l’IA et la cybersécurité diversifient le champ d’action technique de l’entreprise.
- De solides performances initiales alimentent la révision à la hausse des prévisions financières pour 2026.
Porté par la forte hausse des dépenses militaires européennes, le groupe italien de défense Leonardo recherche activement de nouvelles acquisitions et alliances stratégiques afin d’assurer une croissance durable. Son PDG, Lorenzo Mariani, a déclaré à CNBC que l’entreprise s’attachait à combler l’écart entre sa capacité de production actuelle et la demande croissante de ses clients américains et européens.
Pressions du secteur
Le secteur européen de la défense dans son ensemble peine actuellement à répondre à la demande urgente en matériel militaire. Une tendance alimentée par la hausse des objectifs de dépenses de l’OTAN et par le conflit qui perdure en Ukraine. Afin de pouvoir réagir plus rapidement, les entreprises du secteur de la défense donnent la priorité aux fusions et acquisitions pour intégrer rapidement de nouvelles technologies, renforcer leurs chaînes d’approvisionnement et accroître leur production industrielle.
Diversification stratégique et acquisitions
Leonardo a déjà commencé à diversifier son champ d’activité en investissant dans l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité et les systèmes terrestres. Parmi ses récentes initiatives, on peut citer l’acquisition d’Iveco Defence Vehicles pour 1,6 milliard d’euros et celle de la société britannique de cybersécurité Becrypt. Par ailleurs, la division américaine, Leonardo DRS, a récemment débloqué 450 millions de dollars (391 millions d’euros) pour l’acquisition de Raft, une entreprise spécialisée dans les logiciels de mission et l’IA.
Perspectives optimistes
Après un premier semestre très performant, l’entreprise a revu à la hausse ses prévisions financières pour 2026, en augmentant ses objectifs en matière de flux de trésorerie, de rentabilité et de carnet de commandes total. (ev)
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