Legoland à Charleroi: Merlin Entertainments donne la priorité à l’ancien site de Caterpillar

Jonathan Hordle/Shutterstock – isopix.

Le groupe britannique de parcs de loisirs Merlin Entertainments confirme vendredi étudier l’implantation éventuelle d’un parc d’attractions Legoland en Belgique et donne, dans cette optique, la priorité à l’ancien site de Caterpillar à Gosselies (Charleroi). Il s’agit de l’ancien emplacement occupé par l’entreprise américaine de génie civil au nord de la métropole wallonne. Une décision définitive dans ce dossier n’interviendra pas avant la fin de la pandémie de Covid-19.

Merlin Entertainments explique vouloir étendre sa présence en Europe, et plus particulièrement dans la région du Benelux et du nord de la France, et travailler en étroite collaboration avec la Sogepa, le bras financier de la Wallonie.

‘Après avoir examiné beaucoup d’options, l’équipe Merlin donne la priorité au site de Gosselies en Belgique, dans la région de Charleroi’, indique le groupe dans un communiqué, ajoutant devoir encore réaliser diverses études et analyses, en collaboration avec la Sogepa, qui est propriétaire du site de 100 hectares, idéalement situé à proximité d’axes routiers (N5) et autoroutiers (E42) et de l’aéroport de Charleroi.

‘Nous allons continuer à travailler avec tous les acteurs clefs dans la région, notamment la Sogepa, et nous prendrons une décision définitive sur le projet quand les effets de la pandémie seront passés’, ajoute le responsable du groupe pour les parcs Legoland, John Jakobson, cité dans le communiqué.

Un immense terrain de jeux

Le projet de parc Legoland actuellement sur la table s’étendrait sur 70 ha, soit environ deux tiers de l’ex-site de Caterpillar. L’espace restant pourrait servir pour une future extension ou pour une zone verte, selon Merlin.

Ni le montant du potentiel investissement ni le nombre d’emplois qu’il créerait n’ont été communiqués.

Le groupe britannique, qui exploite entre autres les parcs Sealife et possède le célèbre musée de cire Madame Tussauds ou la grande roue de Londres, se présente comme le numéro deux mondial des parcs d’attractions, derrière Disney. Le groupe exploite également 21 hôtels et six villages de vacances et est présent dans 24 pays.

Si le projet d’implantation en Wallonie se concrétise, il s’agirait du quatrième parc Legoland en Europe, le dernier ayant été inauguré dans le sud de l’Allemagne, il y a 19 ans, selon Merlin.

Thunder Power

L’arrivée d’un tel parc à thèmes en Wallonie sonnerait également le glas du projet Thunder Power à Gosselies dans lequel le ministre wallon de l’Économie, Willy Borsus, a reconnu lui-même il y a quelques mois ne plus guère croire.

L’arrivée de Thunder Power à Charleroi avait pourtant été annoncée en grandes pompes, en octobre 2018, avec la promesse de centaines d’emplois. L’entreprise chinoise comptait, en collaboration avec la Sogepa, assembler une voiture électrique citadine baptisée « Chloé » et destinée au marché européen, sur l’ancien site de Caterpillar. Le départ du fabricant américain d’engins de génie civil, en 2016, après un demi-siècle de présence en terres carolorégiennes, avait meurtri toute une région et entraîné la perte de près de 2.000 emplois.

Mais deux ans et demi plus tard, les projets du constructeur chinois sont restés lettres mortes. Aux dernières nouvelles, une importante levée de fonds que Thunder Power devait réaliser avait été une nouvelle fois reportée, cette fois à la mi-2021, au grand dam du gouvernement wallon. Des reports successifs qui avaient fait dire à Willy Borsus, dès octobre 2020, que le projet chinois « ne constituait plus la priorité » pour le site de Gosselies.

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