Principaux renseignements
- Le Vlaams Belang réclame un vote populaire sur le pacte européen sur les migrations.
- Le parti a d’abord tenté de recourir à l’obstruction parlementaire pour retarder la mise en œuvre du pacte.
- De nouvelles réglementations uniformisent l’hébergement des demandeurs d’asile afin d’empêcher les migrants de choisir les régions offrant les meilleures prestations.
Le Vlaams Belang, un groupe d’opposition d’extrême droite en Flandre, fait pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il organise un référendum sur le pacte migratoire de l’Union européenne, qui doit entrer en vigueur ce vendredi. Pour appuyer sa demande, le parti a mis en avant une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 52 000 signatures.
Retards législatifs et obstruction parlementaire
Le processus législatif a été marqué par d’importants retards, le Vlaams Belang ayant passé 27 heures à faire obstruction lors de la commission des affaires intérieures de la Chambre.
Malgré cela, le projet de loi visant à intégrer la directive « accueil » du pacte dans le droit belge a été approuvé. Le groupe parlementaire s’est vu accorder cinq heures supplémentaires de temps de parole avant que la Chambre ne se réunisse en séance plénière mercredi pour un débat qui s’est prolongé jusqu’à près de minuit.
Appels à une dérogation nationale
La députée Francesca Van Belleghem a exprimé le scepticisme de son parti, arguant que si les nouvelles réglementations semblent plus rigoureuses sur le papier, elles risquent d’être appliquées de manière laxiste. Elle a également dénoncé la possibilité persistante d’entrées illégales dans l’UE. En conséquence, le parti a exhorté le Premier ministre Bart De Wever à demander une dérogation nationale à ces règles, bien qu’une telle « clause d’exemption » soit jugée improbable.
Pacte européen sur les migrations
Au cœur de la législation contestée se trouve la directive sur les conditions d’accueil, qui établit des normes minimales cohérentes pour l’hébergement des demandeurs d’asile dans tous les États membres. Cette stratégie vise à dissuader les migrants de se déplacer d’un pays à l’autre à la recherche de conditions de vie plus favorables. En outre, la loi belge proposée permettrait au gouvernement d’attribuer des lieux de résidence spécifiques aux demandeurs d’asile.
Le Pacte européen sur les migrations, dans son ensemble, a été proposé pour la première fois par la Commission européenne en 2020 et finalisé par les États membres en mai 2024 sous la présidence belge. Ce cadre comprend neuf règlements automatiques et une directive nécessitant une transposition nationale. Sauf imprévu de dernière minute, la séance plénière belge devrait approuver officiellement le projet de loi de transposition jeudi.
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