Le réchauffement climatique a dépassé les 2 degrés en Europe en 2021, pulvérisant l’objectif d’1,5 degré

Une nouvelle étude montre que l’année 2021 a été une année de quelques records en termes de climat. L’année a également été synonyme de catastrophes, comme des feux de forêt immenses et des inondations mortelles. Avec ses 2,2 degrés au-dessus de la moyenne d’avant l’ère industrielle, l’Europe dépasse largement l’objectif mondial d’1,5 degré. L’Arctique atteint même les trois degrés.

Des pluies torrentielles et mortelles en Belgique et en Allemagne, et des feux de forêt immenses en Grèce et en Turquie. L’été 2021 aura marqué les esprits avec des catastrophes climatiques extrêmes. Et en cause : le réchauffement climatique, qui favorise l’apparition de tels phénomènes. En Europe, en 2021, la température moyenne a augmenté de plus de deux degrés (2,2) par rapport à la température d’avant l’ère industrielle, montre un rapport de l’institut de l’Union européenne en charge des données sur le climat, Copernicus, publié ce vendredi

Cette température de base est prise comme commune mesure pour voir l’évolution du réchauffement climatique, et l’impact que l’Homme et l’activité industrielle y ont. Sur l’année 2021, la température moyenne de la Terre était 1,2 degré plus élevée que celle d’avant 1850. La température relevée en Arctique est encore plus élevée : l’augmentation y est de trois degrés.

Augmentation alarmante

Les 2,2° européens sont alarmants. Toutes les politiques en matière de climat ont pour objectif de limiter le réchauffement à 1,5° (même si cela peut paraître comme une utopie). Au-delà de cette barrière, répètent les scientifiques, les conséquences sont graves, et les risques de catastrophes climatiques deviennent plus fréquents. Copernicus rappelle ainsi que l’été 2021 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec une cloche de chaleur qui s’est abattue sur la Méditerranée. Le record de chaleur a été battu e Sicile, avec 48,8 degrés. Ailleurs sur le globe, le Canada a connu le même phénomène.

Au-delà de la chaleur, l’été a été marqué par des différences extrêmes, ce qui fait partie du dérèglement climatique. Plus au nord, l’été 2021 a été le plus pluvieux de l’histoire de la météo en Belgique, et un des plus froids. En Méditerranée toujours, la Grèce et la Turquie ont vu brûler plus de 8.000 kilomètres carré, soit environ la moitié de la Wallonie. La mer balte a enregistré des températures plus élevés que sa moyenne, à hauteur de cinq degrés – une augmentation jamais observée auparavant, et qui a également joué un rôle dans les pluies de juillet, continue l’institut.

L’Arctique en feu

A côté d’une température de trois degrés au-dessus de la moyenne d’avant l’ère industrielle, les forêts sibériennes, situées au-dessus du cercle polaire, ont également connu des feux. En brûlant, elles ont relâché 16 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, soit le double des émissions belges sur une année entière.

Le Groenland et l’Antarctique ont également perdu beaucoup de glace : près de 400 milliards de tonnes d’eau se sont déversées dans les océans. En trente ans, la quantité de glace qui fond tous les ans a augmenté fois 3,5. Entre 1979 et 2021, la banquise de l’Arctique a perdu 13,4% de son volume total du mois de septembre. Pour son volume total du mois de mars, elle a perdu 2,6%.

Dans tous les cas, cette étude vient souligner ce que dit le dernier rapport du GIEC : nous commençons à manquer de temps pour limiter le réchauffement à 1,5 degré. Tant que la température continuera à augmenter, les glaciers vont continuer à fondre (avec tous les dangers que cela comporte), les forêts vont continuer à brûler, et les catastrophes climatiques vont se multiplier. Mais la mauvaise nouvelle est que même si on arrêtait, du jour au lendemain, tout émission de carbone, l’effet de serre continuera pendant des décennies encore.

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