Principaux renseignements
- L’Azerbaïdjan et l’Arménie rétablissent leurs relations commerciales.
- Les différends constitutionnels relatifs aux revendications territoriales retardent la conclusion d’un traité de paix officiel.
- L’initiative TRIPP propose un corridor de transport stratégique pour contourner la Russie.
L’Azerbaïdjan et l’Arménie connaissent une période de véritable stabilité et rétablissent leurs relations commerciales après des années d’hostilité. Selon Hikmet Hajiyev, l’un des principaux conseillers en politique étrangère du président azerbaïdjanais, la transition vers la paix se traduit par une augmentation tangible des échanges bilatéraux, notamment l’exportation de produits pétroliers de l’Azerbaïdjan vers l’Arménie.
Une question constitutionnelle retarde le traité de paix
Malgré ces progrès, la conclusion d’un traité de paix officiel reste bloquée par des questions constitutionnelles. L’Azerbaïdjan exige que soient supprimées les dispositions constitutionnelles arméniennes faisant référence aux objectifs de l’époque soviétique concernant la réunification de l’Arménie et du Haut-Karabakh.
Le Haut-Karabakh a été gouverné pendant trois décennies par des Arméniens de souche, jusqu’à ce que l’Azerbaïdjan reprenne le contrôle de la région lors d’une opération militaire éclair en 2023. Cette opération a entraîné le déplacement de près de 100 000 habitants. Bien que le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan ait fait part de son intention de réviser la Constitution par référendum, il se heurte à des obstacles politiques. Son parti ne dispose pas de la majorité parlementaire requise et le soutien de l’opposition reste incertain.
L’initiative TRIPP
Parallèlement à ces efforts diplomatiques, l’Azerbaïdjan fait état de signes encourageants de la part des États-Unis concernant la Trump Route for International Peace and Prosperity (TRIPP). Ce projet de liaison de transport de 43 kilomètres traverserait le territoire arménien, offrant à l’Azerbaïdjan une connexion directe avec la Turquie et son enclave du Nakhitchevan.
Une nouvelle liaison entre l’Europe et l’Asie
La réalisation de ce corridor renforcerait stratégiquement les échanges commerciaux entre l’Europe et l’Asie, soutenant ainsi les efforts américains visant à réduire la dépendance vis-à-vis des voies de transit russes en raison du conflit en Ukraine.
Hajiyev a indiqué que l’Azerbaïdjan visait une mise en œuvre rapide, les infrastructures régionales à Zangilan devant être achevées d’ici fin 2026 pour faciliter cette liaison.
(at)
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