Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont chuté pendant trois jours consécutifs.
- L’Arabie saoudite a minimisé les perturbations de l’approvisionnement grâce à la réparation des oléoducs et à des modes de transport alternatifs.
- Les primes de risque géopolitiques persistent malgré la stabilisation des flux d’exportation.
Les cours du pétrole brut ont reculé de 2 pour cent vendredi, poursuivant ainsi leur tendance à la baisse pour le troisième jour consécutif. Cette baisse s’explique par la confiance croissante des investisseurs dans le fait que les exportations saoudiennes ne seraient pas gravement affectées. L’instabilité générale résultant du conflit au Moyen-Orient est ainsi passée au second plan. À 11 h 06 GMT, le Brent a reculé de 2,23 pour cent à 102,48 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate affichait une baisse de 1,78 pour cent à 100,10 dollars. Le Brent est ainsi sur le point d’enregistrer sa première baisse hebdomadaire en près d’un mois.
L’Arabie saoudite atténue les perturbations de l’approvisionnement
Malgré l’escalade des hostilités entre l’Arabie saoudite et les forces houthistes au Yémen, le marché est resté relativement serein. En début de semaine, les prix avaient bondi vers leurs plus hauts niveaux depuis quatre mois à la suite d’informations faisant état d’annulations de livraisons vers l’Europe et d’un arrêt des chargements au terminal d’exportation de Yanbu, suite à une attaque contre l’oléoduc Est-Ouest de Riyad. Cependant, la tendance s’est inversée lorsque des informations ont révélé que l’Arabie saoudite s’efforçait de rétablir rapidement environ 50 pour cent de la capacité de l’oléoduc. De plus, le royaume a commencé à recourir à des transbordements de navire à navire près du port d’Oman à Sohar afin d’approvisionner davantage les raffineries asiatiques en pétrole brut.
Perspectives de marché et primes de risque
Priyanka Sachdeva, de Phillip Nova, a souligné que ces efforts de rétablissement ont apaisé les craintes immédiates concernant les pénuries d’approvisionnement. Alors que les sources de Reuters fournissent des délais contradictoires quant à la date de reprise complète de l’exploitation de l’oléoduc, le prix du pétrole reste supérieur à 100 dollars le baril, les opérateurs recherchant des preuves concrètes de stabilité. Sachdeva a ajouté qu’une reprise notable du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz pourrait entraîner une nouvelle réduction de la prime de risque géopolitique actuellement intégrée dans les prix.
Tensions maritimes persistantes
Le transport maritime régional reste néanmoins dangereux. Les médias d’État iraniens ont rapporté qu’un pétrolier battant pavillon togolais avait été pris pour cible jeudi après avoir tenté un passage non autorisé dans le détroit d’Ormuz. Ces tensions persistent dans un contexte de vide diplomatique entre Washington et Téhéran. Depuis l’échec d’un accord provisoire en juin, aucune négociation de paix n’a plus eu lieu. Le conflit devrait être un sujet majeur lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, à laquelle, selon le ministère américain des Affaires étrangères, une délégation iranienne sera présente. (ev)
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