Le ministre français de la Santé répond aux accusations entourant le vaccin de Sanofi: ‘Cette polémique ne m’intéresse pas’

Olivier Véran, ministre de la Santé français. Crédit: Isopix

Invité sur le plateau de BFMTV, le ministre de la Santé français Olivier Véran a souhaité réagir aux allégations du patron de Moderna, Stéphane Bancel. Le scandale autour du vaccin Sanofi s’amplifie, alors que l’UE vient d’annoncer ce matin une commande de 300 millions de doses supplémentaires à Pfizer.

Voilà plusieurs jours qu’un scandale éclabousse la France: le pays aurait fait pression pour que l’Union européenne ne commande pas trop de doses auprès de Moderna et Pfizer/BioNtech, dans le but de ne pas défavoriser – et même de privilégier – le vaccin français Sanofi.  

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe : la Commission européenne aurait accepté de limiter ses commandes à 300 millions de doses à Pfizer/BioNTech sur demande de la France. Des allégations colportées par la presse allemande et certains élus, qui sont niées par les autorités européennes.

‘Factuellement faux’

Mais alors que la sortie du vaccin Sanofi a été retardée, les pays européens, qui ne sont déjà pas en avance dans leur stratégie de déploiement, risquaient de manquer de doses, ce qui a créé un scandale. Des propos corroborés par Stéphane Bancel, comme le rapporte l’Express : le patron de Moderna a affirmé que l’UE avait tardé à signer un contrat avec Moderna.

De son côté, le ministre de la Santé français, Olivier Véran, a vivement réagi à ces propos. Invité sur le plateau de BFMTV, il n’a pas mâché ses mots et dément : ‘Cette polémique est une boule puante’. ‘C’est factuellement faux, a-t-il déclaré. ‘Pour solder ses propres problèmes, on essaye d’en créer d’autres ailleurs. Je ne sais pas d’où ça vient, ça ne m’intéresse pas’, a-t-il ajouté.

Il est vrai que la critique est facile après coup. Les commandes ayant été passées il y a plusieurs mois, difficile de savoir à l’époque qui était le bon cheval.

L’UE rectifie le tir

Pour éteindre la polémique et corriger le tir, Ursula von der Leyen a annoncé aujourd’hui la commande de 300 millions de doses supplémentaires auprès de Pfizer/ BioNTech. 

La commande porte plus précisément sur une demande ferme de 200 millions de doses et sur une option de 100 millions de doses, chiffrant le nombre total de vaccins dont l’Europe bénéficiera à 600 millions d’ici le 21 septembre 2021.