Le ministre Bihet affirme que les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 pourraient finalement être remis en service, même si cela semble très improbable.


Principaux renseignements

  • Le ministre Mathieu Bihet conteste les allégations selon lesquelles les réacteurs de Doel 3 et de Tihange 2 seraient définitivement hors service.
  • Des enquêtes techniques doivent encore déterminer si les prélèvements destructifs ont causé des dommages irréversibles.
  • Le remplacement d’une cuve de réacteur reste un défi sans précédent, mais théoriquement possible.

Le ministre de l’Énergie, Mathieu Bihet, a exprimé son scepticisme quant aux affirmations selon lesquelles les réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 seraient définitivement hors service.

S’exprimant devant la commission de l’Énergie de la Chambre des représentants, Bihet a contesté les rapports suggérant que ces unités auraient subi des dommages irréparables à la suite du prélèvement d’échantillons d’acier par l’exploitant, Engie. Il a souligné qu’une enquête technique approfondie était toujours en cours afin de déterminer l’état réel des installations.

La polémique sur les prélèvements

La polémique trouve son origine dans des informations, notamment celles diffusées par VRT NWS, indiquant que des prélèvements « destructifs » avaient été effectués sur les cuves des réacteurs au cours de l’hiver 2024-2025. Ces actions s’inscrivaient dans le cadre d’un processus de démantèlement établi et ont eu lieu avant que le gouvernement n’entame des discussions avec Engie concernant la nationalisation potentielle des sept réacteurs.

Bien que le démantèlement ait depuis été suspendu dans l’attente d’un accord officiel, des inquiétudes persistent quant au fait que ces procédures de prélèvement aient pu rendre les cuves inutilisables. Bien que le remplacement d’une cuve de réacteur soit théoriquement possible, une telle prouesse n’a jamais été réalisée à l’échelle mondiale.

Absence de preuves concrètes

Le ministre Bihet a indiqué que son cabinet n’avait été informé des détails de ces activités de prélèvement qu’à la mi-juin. Sur la base des données actuelles, il soutient qu’il n’existe aucune preuve concrète démontrant que ces interventions ont causé des dommages irréversibles.

Il a informé la commission qu’il n’avait encore vu aucun calcul technique ni aucune évaluation de sécurité confirmant que les réacteurs ne pouvaient pas être remis en service.

Jamais fait

Interrogé par les parlementaires sur le caractère sans précédent du remplacement d’une cuve de réacteur, le ministre a reconnu l’extrême complexité d’une telle tâche.

Il a toutefois refusé de l’exclure, arguant que l’absence de précédent n’équivaut pas à une impossibilité. Il a affirmé que les études en cours permettront à terme de clarifier quelles alternatives sont viables et quels risques y sont associés.

L’énergie nucléaire en Belgique

À l’heure actuelle, seules les centrales de Tihange 3 et de Doel 4 restent en service, leur durée de vie ayant été prolongée jusqu’en 2035. Au cours de la session parlementaire, les députés de l’opposition ont réclamé davantage de transparence concernant le coût du démantèlement, l’état d’avancement des négociations avec Engie et les conclusions des études techniques. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus