Principaux renseignements
- Le gouvernement souhaite renforcer la réglementation relative au travail étudiant.
- Les nouvelles propositions prévoient une limite d’âge fixée à 25 ans et une augmentation des charges sociales.
- Les syndicats réclament des modifications du système des « flexi-jobs » afin de lutter contre la concurrence déloyale vis-à-vis des salariés en CDI.
Afin de dégager 10 milliards d’euros pour le budget pluriannuel, le gouvernement fédéral envisage de renforcer la réglementation relative à l’emploi des étudiants. Les ministres clés ont entamé des négociations intensives afin de finaliser le budget au plus tard mardi prochain.
Nouvelles restrictions sur l’emploi des étudiants
L’une des principales propositions consiste à instaurer une limite d’âge pour les emplois étudiants. Alors qu’il n’existe actuellement aucune limite d’âge pour les étudiants entrant sur le marché du travail, le nouveau projet suggère de réserver ce statut aux personnes âgées de 25 ans et moins.
Par ailleurs, le gouvernement entend augmenter les charges sociales liées à ces postes. Actuellement, les charges sociales sont minimes, les étudiants cotisant à hauteur de 2,7 pour cent et les employeurs à hauteur de 5,4 pour cent. Bien que les chiffres exacts n’aient pas été divulgués, certaines sources indiquent qu’une légère augmentation est prévue afin de renforcer les recettes de l’État et de réduire l’écart financier entre les emplois étudiants et les emplois classiques.
Modifications proposées concernant les « flexi-jobs »
Des mesures restrictives similaires sont également à l’étude pour les « flexi-jobs ». Les propositions prévoient notamment une augmentation de la cotisation patronale de 28 à 30 pour cent et une restriction de l’accès au dispositif pour les salariés travaillant au moins quatre cinquièmes d’une semaine de travail à temps plein ou souffrant d’une maladie de longue durée.
Ces changements vont dans le sens des revendications des syndicats, qui font valoir que l’absence de cotisations sociales complètes dans ces dispositifs flexibles crée une concurrence déloyale pour les travailleurs traditionnels et pèse sur le système de sécurité sociale.
Désaccords politiques
Toutefois, les partis MR et N-VA continuent de soutenir les systèmes de travail flexibles. Ils ont indiqué que ces mesures n’étaient pas encore définitives et qu’elles pourraient faire l’objet de renégociations lors des discussions politiques prévues ce week-end ou en début de semaine prochaine. D’ici là, les ministres continueront d’examiner les détails techniques de toutes les propositions.
Changement d’orientation politique
Si elles étaient mises en œuvre, ces restrictions viendraient contrecarrer les politiques précédentes. Récemment, le ministre du Travail, David Clarinval (MR), avait porté la limite annuelle d’heures de travail des étudiants de 600 à 650, abaissé l’âge minimum d’accès à l’emploi à 15 ans et étendu la possibilité d’exercer des « flexi-jobs » à l’ensemble des secteurs économiques.
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