L’Audit belge refuse d’enquêter sur un achat controversé d’armes anti-drones


Principaux renseignements

  • L’Audit interne fédéral (AIF) belge a refusé de mener une enquête indépendante sur un achat controversé d’armes anti-drones d’une valeur de 50 millions d’euros.
  • Malgré ses promesses de transparence, le ministre Theo Francken doit désormais explorer d’autres options pour un audit indépendant.
  • Le parti socialiste Vooruit bloque tout nouvel achat pour l’armée jusqu’à ce que la controverse entourant l’achat d’armes anti-drones soit résolue.

Le ministre Theo Francken se trouve confronté à une situation difficile concernant l’achat controversé d’armes anti-drones pour l’armée belge. C’est ce qu’écrit De Morgen. Bien qu’il ait promis une « transparence totale » et une enquête indépendante à la suite d’un reportage critique de Pano, l’Audit interne fédéral (AIF) a refusé de mener un tel audit.

Motif du refus

La FIA invoque un manque d’expertise en matière d’achats militaires pour justifier son refus. Bien qu’elle reconnaisse avoir reçu une demande du ministère de la Défense, Kathleen Meganck, directrice de la FIA, a refusé de donner plus de détails sur les raisons spécifiques de cette décision. Légalement, la FIA peut rejeter des demandes si l’ampleur et la charge de travail sont jugées ingérables.

Le reportage de Pano a soulevé des inquiétudes quant à un éventuel favoritisme dans l’achat d’armes anti-drones d’une valeur de 50 millions d’euros. Francken a vigoureusement nié ces allégations, qualifiant ce journalisme de « répugnant » et se disant convaincu qu’une enquête indépendante blanchirait son nom. Il a toutefois admis avoir commis une erreur en partageant une vidéo censée montrer un drone, qui s’est avérée par la suite être une séquence filmée depuis un hélicoptère de police.

Vooruit bloque

Le chef de l’armée, Frederik Vansina, a également réfuté les accusations, soulignant les contrôles rigoureux et la surveillance étroite qui entourent les achats militaires. Il a insisté sur l’utilisation responsable de l’argent des contribuables au sein de l’armée belge.

Cependant, le refus de la FIA de mener un audit a compliqué la situation. Le parti socialiste Vooruit a annoncé un blocage des nouveaux achats de l’armée jusqu’à ce qu’une enquête approfondie sur cet achat controversé soit menée à bien. Cette position menace de paralyser les efforts de modernisation et de reconstruction de l’armée belge.

Recherche d’alternatives

Francken explore d’autres options pour un audit indépendant, notamment le recours à des consultants privés ou à l’expertise de la Cour des comptes, qui possède une expérience dans le traitement des dossiers militaires. Néanmoins, le calendrier d’une telle enquête reste incertain, certaines sources suggérant qu’elle pourrait prendre jusqu’à deux ans.

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