L’Asie se dote d’une zone de libre-échange plus grande que l’UE dès ce weekend

Les 15 chefs d’Etats des pays signataires et le P

Le Regional Comprehensive Economic Partnership est un accord de libre-échange conclu entre 15 pays d’Asie et d’Océanie. Son principal but: supprimer les droits de douane sur les importations dans cette immense région.

Cette nouvelle zone de libre-échange sera plus grande que l’Union européenne. Elle comprend 15 pays: Japon, Chine, Corée du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Thaïlande, Indonésie, Vietnam, Singapour, Philippines, Malaisie, Laos, Cambodge, Brunei et Laos. Ce rassemblement n’est pas seulement impressionnant par sa taille, mais aussi au niveau économique. Ensemble, ces pays regroupent 29% du PIB mondial pour près d’un tiers de la population.

Après près de 10 ans de négociation, les derniers détails de l’accord ont été peaufinés ce mercredi. L’accord devrait donc être signé ce dimanche, lors de la conférence de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), qui regroupe 10 des 15 pays signataires.

Que propose l’accord ?

Le principal but de l’accord est de supprimer une partie des droits de douane pour les importations au sein de la zone de libre-échange. Les taxes devraient être supprimées sur 61% des importations en provenance des membres de l’Asean et de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, sur 56% des importations venant de Chine et 49% de la Corée du Sud, selon le média Nikkei Asia.

Au fil des années, d’autres droits devraient tomber comme sur les pétoncles chinois, les bonbons sud-coréens ou encore le saké japonais.

En outre, les pays signataires se sont mis d’accord sur une série de dispositions concernant la propriété intellectuelle, les télécommunications, les services financiers, le commerce électronique et les services professionnels.

Enfin, le Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP) modifiera les ‘règles d’origine’ qui régissent les échanges entre les pays. Pour le moment, si deux pays décident d’un accord de libre-échange, ce dernier ne compte que pour les produits entièrement fabriqués sur le territoire. Par exemple, si un produit indonésien est fabriqué à partir de pièces australiennes, ces pièces seront à nouveau taxées si elles sont exportés dans un des pays de l’Asean, explique la BBC. Avec le nouvel accord, il n’y aura plus ce problème. Les pièces provenant des pays membres ne seront plus doublement taxées, ce qui les poussera à chercher des fournisseurs au sein de cette nouvelle zone de libre-échange.

Le cas de l’Inde

L’Inde a longtemps participé aux négociations avant de se retirer de l’accord l’année passée, au grand dam du Japon. Le pays insulaire a bataillé ces derniers mois pour le faire revenir, sans succès. Une clause a donc été ajoutée à l’accord pour que l’Inde puisse réintégrer l’accord dès qu’il le souhaite. Normalement, l’accord prévoit que plus personne n’intègre l’alliance au cours des 10 prochaines années. Mais une exception sera faite pour l’Inde si le pays décidait de revenir sur sa décision.