Principaux renseignements
- La complexité des formalités administratives a dissuadé la plupart des entreprises de recourir à l’aide fédérale à l’énergie.
- Les petites entreprises ont ignoré ce fonds en raison des coûts initiaux élevés et de la lenteur des remboursements.
- La bureaucratie administrative a contrecarré une initiative de plusieurs millions d’euros visant à compenser la hausse des prix de l’énergie.
L’aide fédérale à l’énergie destinée à compenser les coûts élevés du carburant a connu un taux d’utilisation remarquablement faible en raison de sa nature fastidieuse. Bien que le gouvernement ait alloué 80 millions d’euros en avril pour atténuer les flambées des prix à la pompe, la majeure partie de ce fonds – 60 millions d’euros – a été réservée aux entreprises disposées à augmenter les indemnités kilométriques de leurs salariés en mai, juin et juillet.
Faible participation dans tous les secteurs d’activité
Les données provenant de divers services RH et d’organisations patronales indiquent que très peu d’entreprises y ont participé. Selon SD Worx, seules 4 pour cent des petites et moyennes entreprises (PME) ont augmenté leurs taux d’indemnité kilométrique.
La participation était légèrement plus élevée parmi les grandes entreprises de plus de 50 salariés, atteignant entre 8 pour cent et 9 pour cent, tandis que les micro-entreprises de moins de cinq salariés n’ont manifesté pratiquement aucun intérêt, avec un taux de participation à peine supérieur à 1 pour cent.
Obstacles administratifs et charges financières
Les experts du secteur attribuent cet échec à la structure complexe de cette mesure incitative. Veerle Michiels, spécialiste juridique chez SD Worx, explique que le système oblige les employeurs à verser les indemnités majorées à l’avance, à demander un crédit d’impôt, puis à attendre jusqu’à un an pour obtenir le remboursement. Cela crée une charge financière et des tracas administratifs que de nombreuses petites entreprises ne peuvent pas se permettre.
Évaluation finale
Bien que la période spécifique de trois mois soit désormais écoulée, l’évaluation finale de l’efficacité de cette mesure n’aura lieu qu’en novembre. D’ici là, les employeurs ont encore la possibilité d’augmenter rétroactivement les indemnités pour les mois d’été et de demander la compensation fiscale correspondante.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

