La production de prêts immobiliers reste solide au deuxième trimestre 2026 malgré les hausses de taux


Principaux renseignements

  • Le volume des prêts immobiliers accordés en Belgique reste élevé, malgré une légère baisse par rapport à l’année dernière.
  • Les emprunteurs optent de plus en plus pour des taux variables afin de miser sur de futures baisses.
  • Le crédit vert prend de l’ampleur, les banques donnant la priorité aux prêts favorisant l’efficacité énergétique.

Les données récentes de Febelfin révèlent que la production de prêts immobiliers est restée solide au deuxième trimestre 2026, se classant parmi les quatre meilleures performances enregistrées pour cette période au cours de la dernière décennie.

Bien qu’une baisse ait été observée par rapport à la même période en 2025 – le nombre de prêts ayant reculé de 8,6 pour cent et leur valeur totale ayant diminué de 5,2 pour cent – , les chiffres montrent une augmentation significative par rapport à 2024. Plus précisément, le volume des prêts a augmenté de 6,5 pour cent et le montant total a progressé de 24,2 pour cent par rapport aux niveaux de 2024.

Demandes de prêts immobiliers

Le premier semestre 2026 a globalement été marqué par une tendance à la baisse des demandes de prêts immobiliers. Malgré ce recul global, l’intérêt est resté stable pour des objectifs spécifiques, tels que la construction de logements neufs ou l’achat de biens nécessitant des travaux de rénovation. En revanche, d’autres catégories, notamment les achats de logements classiques et les projets de rénovation purs, ont connu des baisses notables.

L’impact de la hausse des taux d’intérêt

Les taux d’intérêt ont affiché une tendance à la hausse au cours du deuxième trimestre. Selon la Banque nationale de Belgique, les taux moyens en mai variaient de 3,41 pour cent pour les prêts à taux fixe à long terme (plus de dix ans) à 4,4 pour cent pour les prêts à taux fixe à court terme (jusqu’à un an).

Ce contexte a modifié le comportement des consommateurs. Alors que les taux fixes étaient autrefois le choix dominant, de plus en plus d’acheteurs optent désormais pour des options à taux variable ou des taux variables « à la baisse uniquement », dans l’espoir de bénéficier d’éventuelles baisses de taux futures.

Analyse par type de prêt

L’analyse des types de prêts spécifiques révèle un tableau contrasté. Les prêts destinés à l’achat et à la rénovation d’un logement ont enregistré la plus forte croissance (+5,6 pour cent), tandis que ceux liés aux constructions neuves sont restés en légère hausse (+0,4 pour cent).

À l’inverse, les prêts destinés à l’achat de logements en général ont reculé de 7,8 pour cent. Le refinancement externe a également connu une forte baisse, reculant de 28,5 pour cent pour s’établir à environ 2 400 contrats.

Montants moyens des prêts

Les montants moyens des prêts ont fluctué selon les catégories. Les prêts à l’achat immobilier se sont élevés en moyenne à environ 215 000 euros, tandis que les crédits de rénovation ont atteint environ 81 400 euros. Les prêts à la construction ont connu une légère baisse, s’établissant à environ 251 000 euros.

Évolution des préférences en matière de taux

En ce qui concerne les préférences en matière de taux, environ 79 pour cent des emprunteurs ont opté pour un taux fixe ou une période de taux fixe d’au moins dix ans, ce qui représente une baisse par rapport aux 92,7 pour cent observés en 2025. Les taux variables assortis d’une période initiale de taux fixe de 3 à 10 ans ont été choisis par environ 15,5 pour cent des clients, tandis que les taux variables purement annuels sont restés rares, utilisés par un peu plus de 1 pour cent des emprunteurs.

Engagement en faveur d’un crédit durable

Le secteur financier accorde également la priorité à la durabilité. Conformément à une définition de 2023 des prêts « à haute efficacité énergétique », le secteur a indiqué que 23 150 prêts de ce type avaient été accordés au cours du premier semestre 2026, pour un montant total de 4,8 milliards d’euros.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des exigences réglementaires visant à suivre les composantes « vertes » des portefeuilles de crédit.

Garantir la stabilité à long terme

En fin de compte, le secteur met l’accent sur son engagement en faveur d’un crédit responsable. En conservant une approche prudente, les prêteurs visent à empêcher les emprunteurs de s’endetter de manière excessive et à garantir la stabilité financière à long terme, conformément aux lignes directrices établies par les autorités de surveillance.

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