Principaux renseignements
- Des avions militaires russes ont simulé des attaques d’une grande précision contre des cibles fortifiées à Kaliningrad.
- Diverses flottes de bombardiers et de chasseurs ont testé des tactiques d’appui aérien rapproché à l’aide de roquettes et de canons automatiques.
- Les manœuvres stratégiques menées dans les régions de la Baltique et de l’Arctique témoignent d’une activité militaire russe persistante à proximité des frontières de l’OTAN.
La Marine russe a récemment mené des opérations de tir réel dans la région de Kaliningrad, en utilisant une combinaison de bombardiers tactiques Su-24M et de chasseurs polyvalents Su-30SM2. Ces exercices étaient axés sur l’appui aérien rapproché et les frappes de haute précision, simulant notamment des attaques contre des installations ennemies fortifiées et apportant un soutien aux troupes terrestres. Bien que Moscou ait affirmé que tous les objectifs avaient été touchés, ces résultats n’ont pas été vérifiés par des sources externes.
Armement
Une dizaine d’équipages ont participé aux manœuvres, bien que la Marine n’ait pas précisé le nombre exact d’avions utilisés ni la répartition exacte entre les deux types d’appareils. Pour simuler des frappes contre des effectifs, des groupements blindés et des centres de commandement, les pilotes ont utilisé des canons automatiques de 30 mm et des roquettes non guidées S-8.
Ces roquettes, lancées à partir de nacelles externes équipées d’ogives personnalisables, ont été utilisées dans le cadre d’une série de schémas d’attaque conçus pour imiter un appui réel aux opérations terrestres.
Su-30SM2 et Su-24M
Les appareils impliqués représentent différentes époques de l’aviation russe. Le Su-30SM2 est une version modernisée de la série Su-30, capable à la fois de combat air-air et de frappes au sol.
En revanche, le Su-24M est un bombardier tactique de la génération précédente qui continue d’être utilisé pour des missions d’interdiction et de soutien maritime malgré l’introduction de plates-formes plus modernes.
Kaliningrad
Les exercices se sont déroulés sur un champ de tir dédié à l’est de Kaliningrad, une enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne. Ce territoire étant entouré de pays membres de l’OTAN et situé à proximité de la mer Baltique, zone fortement surveillée, les activités militaires qui s’y déroulent revêtent souvent une importance stratégique.
Selon la Marine russe, ces vols s’inscrivaient simplement dans le cadre d’un programme annuel d’entraînement de routine, et aucune rencontre avec les forces de l’OTAN n’a été signalée pendant les manœuvres.
La Russie en Europe du Nord
Ces activités coïncident avec d’autres mouvements aériens russes récents en Europe du Nord. Par exemple, un avion de renseignement Il-20 a récemment survolé les côtes polonaises, ce qui a poussé la Pologne à déployer des intercepteurs. Les autorités polonaises ont considéré cela comme un test visant à évaluer la rapidité de réaction de leur défense aérienne. Par ailleurs, la Russie a mené une mission à longue portée de cinq heures au-dessus de la mer de Norvège et de la mer de Barents, où des bombardiers Tu-95MS armés de missiles Kh-101 ont été escortés par des chasseurs Su-33. Cette patrouille a été partiellement suivie par des avions européens, vraisemblablement des F-35 norvégiens, bien que cela n’ait jamais été officiellement confirmé.
Bien que les exercices de Kaliningrad et la patrouille dans l’Arctique aient été des événements distincts, ils illustrent le déploiement persistant par la Russie de son aviation à longue portée et navale le long de ses frontières nord et ouest. (fc)
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