Principaux renseignements
- La Russie prévoit de remettre en service sa flotte d’avions An-2 vieillissants datant de l’ère soviétique afin de pallier une pénurie d’avions régionaux.
- La modernisation des moteurs et des cockpits pourrait prolonger la durée de vie opérationnelle de ces appareils de plusieurs décennies.
- Cette initiative de remise en service résulte des revers rencontrés dans le développement d’un avion de remplacement, obligeant la Russie à s’appuyer sur une technologie plus ancienne.
Confrontée à une pénurie d’avions pour les liaisons régionales, la Russie envisage de remettre en service des centaines d’avions An-2 datant de l’ère soviétique. Une proposition de l’Institut sibérien de recherche aéronautique (SibNIA) suggère que la remise à neuf et la modernisation de ces avions vieillissants pourraient combler le vide jusqu’à ce que des remplacements modernes soient disponibles.
Une seconde vie pour une icône soviétique
Le SibNIA fait valoir que la flotte d’An-2 inutilisée dispose encore d’une durée de vie opérationnelle considérable, pouvant potentiellement s’étendre jusqu’à la fin du siècle avec une modernisation adéquate. Il propose de remplacer les moteurs et de moderniser les cockpits afin de prolonger la durée de vie utile des appareils.
Cette décision fait suite à la remise en service par la Russie de 16 An-2 précédemment retirés du service depuis 2024. Alors que plus de 17 500 An-2 ont été produits à l’origine, la plupart ont été retirés du service ou détruits, ne laissant qu’un petit nombre en service aujourd’hui.
Modernisation de la flotte vieillissante
Les analystes estiment que le remplacement des moteurs d’origine par des alternatives telles que le Pratt & Whitney PT6A-67B ou le Honeywell TPE331-12 pourrait prolonger considérablement la durée de vie de l’appareil. Le coût de remise à neuf par An-2 est estimé entre 17 et 25 millions de roubles (192 000 à 282 000 euros), un montant considérablement plus élevé que sa valeur marchande en raison de la nécessité de s’approvisionner en pièces via des importations parallèles.
Cette initiative intervient alors que le développement par la Russie de l’avion Baïkal, destiné à remplacer l’An-2, connaît des revers. Malgré un financement substantiel, le projet est au point mort en raison d’erreurs de conception qui nécessiteraient une refonte presque complète.
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