La quête pour la rentabilité: après l”oldtimer’, la ‘newtimer’

Les investisseurs « en bon père de famille » déçus par les faibles rendements des produits d’épargne classiques, peuvent désormais se reporter sur le marché de la voiture de collection pour améliorer leurs gains. 

Paul Spires, directeur des ventes chez Aston Martin Works, note que les « oldtimers », c’est-à-dire les voitures de collection anciennes, peuvent apporter des profits intéressants à court terme, tout en permettant à leur possesseur de bénéficier du plaisir de les conduire dans l’intervalle.

« Une voiture ancienne qui a coûté 65.000 livres peut être revendue pour 80.000 livres cinq ans plus tard», explique-t-il. « Durant ce laps de temps, il aura été possible de conduire la voiture. Les gens qui mettent 65.000 livres sur un compte bancaire peuvent peut-être encore espérer en retirer 65.000 livres cinq ans plus tard, si la banque n’a pas disparu entretemps ».

Au cours des dernières années, certains ont fait de bonnes affaires sur ce marché. Cette semaine, on a appris que l’acteur Rowan Atkinson – plus connu chez nous pour son rôle de Mr Bean – a vendu sa McLaren F1 de 18 ans avec 65.000 km au compteur à une Britannique anonyme pour 8 millions de livres (environ 10,89 millions d’euros). C’est 12 fois plus qu’Atkinson n’avait déboursé pour se l’offrir en 1997. Il ne s’agit pas vraiment d’une « oldtimer », mais plutôt d’une « youngtimer », selon les experts, qui emploient ce terme pour les modèles construits après 1980.

Dans ce secteur, on peut aussi faire de bonnes affaires, notamment avec des modèles tels que la BMW M3, la Volkswagen Golf GTI série 1, la Mercedes 190E, ou encore la Peugeot 205 GTI. Une Peugeot 205 GTI 1991 en bon état se négocie actuellement 10.000 euros, trois à quatre fois plus que l’année dernière.

Ceux qui préfèrent encore une voiture de collection classique à une « youngtimer » peuvent s’attendre à un retour d’investissement significatif au terme de quelques années. Selon le dernier « Wealth Report » de Knight Frank, la valeur d’une « oldtimer » a augmenté de 140% au cours des 5 dernières années. Et si l’on considère les prix d’il y a 10 ans, le bénéfice atteint 500%.