La moto et le scooter, une solution face à la problématique des embouteillages de Belgique

Le nombre d’immatriculations pour les motos et scooters neufs dans notre pays continue à croître, ressort-il des chiffres de FEBIAC, la Fédération Belge de l’Automobile et du Cycle. De janvier à juin inclus, l’augmentation a été de 4,2% par rapport à la même période en 2014, s’établissant à 20.494 unités. Cette croissance est sensiblement supérieure dans les provinces présentant une densité de circulation élevée (Brabant flamand, Région de Bruxelles-Capitale et surtout Flandre orientale). Les immatriculations des cyclomoteurs ont également progressées.

Au cours des trois premiers trimestres de l’année, le nombre d’immatriculations de motos et scooters neufs s’est élevé à 20.494 unités, ce qui représente un accroissement de 4,2% en glissement annuel. L’évolution des immatriculations est cependant marquée par certaines différences sur le plan régional. En Flandre orientale, dans le Brabant flamand et dans la Région de Bruxelles-Capitale, la croissance est supérieure à la moyenne nationale. Dans le Limbourg, en province d’Anvers et dans le Brabant wallon, la croissance est légèrement inférieure à la moyenne. Cette croissance est encore plus faible dans les provinces de Namur et de Luxembourg. À Liège et en Flandre occidentale, on enregistre un recul minime. En analysant le nombre d’immatriculations de deux-roues motorisés neufs par habitant, le Brabant flamand et le Brabant wallon affichent des résultats très favorables avec respectivement 0,22 et 0,27 immatriculation par habitant. Pour la Belgique dans son ensemble, ce chiffre est de 0,17 par habitant. Dans ce domaine, seule la région de Bruxelles affiche un résultat inférieur à la moyenne nationale.

Ce sont précisément dans les provinces enregistrant les densités de circulation les plus élevées et les problèmes de mobilité les plus importants que motos et scooters réalisent les meilleurs scores. La moto et le scooter ne sont plus un simple « produit de plaisir » pour les balades du week-end. Dans les régions présentant des densités de circulation élevées, les deux-roues motorisés sont de plus en plus considérés comme une solution à la problématique des embouteillages. « Les chiffres le démontrent clairement », affirme Stijn Vancuyck, conseiller deux-roues motorisés de FEBIAC.

Les immatriculations des cyclomoteurs affichent également une tendance à la hausse. Depuis le 1er mai 2014, les cyclomoteurs neufs doivent aussi être munis d’une plaque d’immatriculation et des statistiques sont donc disponibles. Cependant, il faudra attendre janvier 2016 pour bénéficier de chiffres comparables en glissement annuel. Au niveau des immatriculations de motos et scooters d’occasion, c’est quasiment le statu quo. Au cours des neuf premiers mois de l’année, 58.352 nouvelles immatriculations de deux-roues motorisés d’occasion ont été enregistrées.

Cependant, il est nécessaire de relativiser ces chiffres. Parallèlement aux 20.494 immatriculations des neuf mois, 392.522 automobiles ont été immatriculées dans notre pays, explique le quotidien économique L’Echo qui précise que les motos restent marginales au sein du parc automobile belge. Il faudra donc observer dans les mois qui viennent si la progression des deux roues se confirme par rapport aux deux inconvénients de poids de la moto, à savoir le climat et les risques majeurs encourus dans la circulation.