La France va obliger Google Maps et Waze à vous pousser à ne plus prendre votre voiture

Le gouvernement français va obliger les applications telles que Google Maps et Waze à afficher des messages invitant leurs utilisateurs à adapter leur comportement afin de polluer moins. Un décret vient rendre tout cela officiel.

Paru en fin de semaine dernière au Journal officiel, l’arrêté qui complète ce décret indique les différents messages de sensibilisation que devront afficher les « services numériques d’assistance aux déplacements », c’est-à-dire les applications de cartographie telles que Google Maps, Waze, Mappy ou encore Apple Plans. On retrouve:

  • « Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo »,
  • « Pensez à covoiturer »,
  • « Passer de 130 à 110km/h sur autoroute réduit votre consommation de 20% »,
  • « Au quotidien, prenez les transports en commun ».

Ces différents messages seront toujours accompagnés de la mention « #SeDéplacerMoinsPolluer ».

« Le message est présenté à l’utilisateur de manière régulière, dès le résultat de la recherche d’itinéraire, dans un format aisément lisible, clairement distinguable, sans nécessaire action de celui-ci, et le cas échéant maintenu pendant une durée permettant sa lecture en intégralité », précise un arrêté complétant le décret. Autrement dit, pas question de cacher ces messages en tout petit ou dans un menu annexe.

L’arrêté indique que ces messages apparaîtront uniquement lorsque les utilisateurs font une recherche pour un trajet en voiture.

De nombreuses autres obligations

Cette nouvelle législation va aussi pousser les plateformes de cartographie à adapter les trajets qu’elles proposent aux utilisateurs. Ainsi, si un trajet peut être effectué en prenant des portions de route « dont la vitesse maximale autorisée est supérieure ou égale à 110 km/ h », elles devront mettre en avant « un itinéraire alternatif prenant en compte une diminution de la vitesse maximale de 20 km/ h sur les portions concernées ». C’est-à-dire que l’application suggérera d’abord un itinéraire plus lent, qui générera moins d’émissions.

En outre, Google Maps et ses concurrents vont devoir « mettre en avant les propositions d’itinéraires dont l’impact est le plus faible en termes d’émissions de gaz à effet de serre », stipule le décret. Autrement dit, il ne s’agira plus de proposer la voiture comme moyen de transport par défaut pour les trajets pouvant être effectués d’une manière moins néfaste pour l’environnement.

Dans une même optique, les applications concernées seront chargées d’informer leurs utilisateurs des émissions générées par les différents moyens de transport qu’ils peuvent emprunter. Pour que le tableau soit complet, il s’agira aussi de leur donner des informations sur la façon dont ces moyens de transport fonctionnent ainsi que les sources d’énergie nécessaires à leur fonctionnement.

Il est attendu de la part des plateformes que celles-ci se conforment à ces différentes obligations dès leur prochaine mise à jour.

Faciliter la mobilité douce et le partage de véhicules

Enfin, parmi les autres mesures exigées par les autorités françaises, on retrouve l’obligation « d’intégrer l’ensemble des données relatives au réseau cyclable, aux aires de covoiturage et au stationnement » pour le 1er décembre 2022.

Enfin, pour le 1er juin 2023, les applications seront tenues d’intégrer des informations relatives aux services de partage de véhicules (voitures, vélos, trottinettes, etc).

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