La concertation fédérale sur le plan climatique en Belgique ne suscite guère d’enthousiasme


Principaux renseignements

  • Le ministre Jean-Luc Crucke (Les Engagés) souhaite mettre en place un plan fédéral pour lutter contre les phénomènes météorologiques extrêmes.
  • Les gouvernements régionaux s’opposent à cette initiative en raison de conflits de compétences et de tensions politiques.
  • La fragmentation politique menace le succès de la réunion, car des dirigeants clés boycottent l’événement.

Le ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), a organisé une réunion interfédérale mercredi afin d’élaborer un plan stratégique de lutte contre les phénomènes météorologiques extrêmes, un objectif fixé dans l’accord du gouvernement fédéral. Bien que des invitations aient été envoyées le 23 juin à divers ministres régionaux et fédéraux ainsi qu’aux Premiers ministres, cette initiative s’est heurtée à une forte résistance.

Résistance flamande

Le gouvernement flamand a dans un premier temps décliné l’invitation, arguant que les initiatives climatiques relèvent principalement de la responsabilité des entités régionales et qu’il préfère se concentrer sur ses propres politiques spécifiques.

Bien qu’il ait finalement accepté d’envoyer un représentant, il s’agira d’un haut fonctionnaire plutôt que d’une personnalité politique. Des sources au sein du gouvernement indiquent que le rôle de ce représentant se limitera à rendre compte des débats, l’administration n’attendant pas grand-chose des résultats de la réunion.

Critique de Prévot

Les tensions se sont accrues la semaine dernière lorsque le vice-Premier ministre fédéral Maxime Prévot (Les Engagés) a critiqué la réticence du gouvernement flamand lors d’une séance plénière, exhortant tous les partis à participer aux discussions.

MR est toujours absent

Cependant, le manque de soutien s’étend également au gouvernement wallon, malgré la présence du parti de Crucke au sein de la majorité. Le Premier ministre Adrien Dolimont, représentant le MR, a qualifié cette réunion de tentative d’imposer un ordre du jour précipité. Dans une interview accordée à la RTBF, Dolimont a accusé Crucke de communication déloyale, affirmant que l’approche du ministre laisse à tort entendre que la Région wallonne est inactive en matière de questions climatiques.

En conséquence, les cabinets de Dolimont et de la ministre du Climat, Cécile Neven (MR), n’enverront aucun représentant. À l’inverse, les cabinets d’Yves Coppieters et de François Desquesnes, tous deux membres du parti Les Engagés, seront représentés par des membres de leur personnel. (fc)

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