Principaux renseignements
- La Belgique envisage de déployer des soldats dans certains quartiers de Bruxelles où la criminalité liée à la drogue est très répandue, afin de faire reculer la violence.
- Les autorités locales installeront vingt caméras de surveillance et renforceront les effectifs policiers.
- Dans le cadre de la lutte contre la criminalité liée à la drogue, les pouvoirs publics misent sur une stratégie multidisciplinaire qui associe les secteurs de la santé, de la justice et de l’application de la loi.
Le gouvernement fédéral belge étudie la possibilité de déployer davantage de militaires à Bruxelles pour lutter contre la recrudescence de la violence liée à la drogue.
Davantage de militaires
À la demande du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, des discussions sont en cours pour élargir le rôle de l’armée.
Alors que des soldats sont actuellement postés dans les stations de métro et les gares, Quintin propose de les déplacer vers des zones spécifiques connues pour être des foyers de criminalité liée à la drogue. Cette proposition est actuellement examinée par le Comité stratégique du renseignement et de la sécurité afin d’en déterminer la faisabilité avant d’être présentée au Conseil national de sécurité.
Virage de Verlinden
La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, s’est montrée ouverte à cette idée, marquant ainsi un revirement par rapport à son opposition antérieure, lorsqu’elle avait établi un lien entre les déploiements dans les rues et la surpopulation carcérale.
Par l’intermédiaire d’un porte-parole, elle a souligné que toute mesure renforçant la sécurité des habitants est utile, tout en maintenant qu’une évaluation formelle de la présence militaire actuelle dans les gares devrait guider la décision d’étendre ce déploiement.
Mesures de sécurité globales
Au-delà du soutien militaire, une stratégie de sécurité globale a été esquissée par le ministre-président de Bruxelles, Boris Dilliès. Ce plan prévoit une augmentation des moyens financiers et une meilleure coordination entre les différents niveaux de gouvernement. C’est ce qu’indique Belga.
Afin de renforcer les capacités d’enquête, le ministre Quintin mettra à disposition 40 agents de police fédérale supplémentaires, auxquels s’ajouteront d’autres renforts fournis par les autorités municipales locales. Par ailleurs, Dilliès a annoncé l’installation de vingt caméras de surveillance mobiles dans les quartiers à haut risque au cours des trois prochaines semaines.
Stratégie multidisciplinaire
Afin de garantir la cohérence de ces efforts, « Safe Brussels » gérera l’échange d’informations entre le gouvernement régional, les communes, le pouvoir judiciaire et la police fédérale. Cette coordination sera soutenue par un nouveau commissaire bruxellois chargé de la lutte contre la drogue, dont le recrutement est en cours.
Dilliès a également exhorté les maires locaux à envisager de restreindre l’accès à certaines zones ou à instaurer des couvre-feux si nécessaire. Il a souligné qu’un succès durable passe par une approche multidisciplinaire, intégrant les soins de santé, la justice et les forces de l’ordre, plutôt que par des actions menées de manière isolée. (fc)
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