La barre des 7.000 décès est dépassée

Frederic Sierakowski / Isopix

Sur son site, Sciensano a livré son rapport du jour. En parallèle, le ministre De Backer (Open VLD) a répondu aux polémiques ambiantes: les masques et le nombre de tests.

Les chiffres

  • 204 patients ont intégré les hôpitaux ces dernières 24 heures, 368 ont pu les quitter dans le même temps. Au total: 14.639 patients atteints du COVID-19 sont entrés dans les hôpitaux, 10.785 personnes ont fait le chemin inverse.
  • Avec 178 nouveaux décès, la Belgique compte 7.094 décès.
  • 891 personnes occupent les lits soins intensifs.

Masques et tests

Le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun le 4 mai. Ailleurs, il a été vivement conseillé. Dans cette optique, la Première ministre a promis un masque pour chacun, ainsi que deux filtres d’ici le 4 mai.

Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a déjà déclaré sur VTM qu’il n’y croyait pas et table plutôt pour une date entre le 4 et le 20 mai.

Au niveau des tests, le plan de déconfinement est conditionné à 25.000 tests par jour. Cette semaine, on a parfois plafonné à 8.000. Sciensano ne communique jamais dans son rapport le nombre de tests précis (hôpitaux + maisons de repos), mais le fait oralement. Ce qui fait naître une suspicion.

Le ministre en charge des tests et des masques, Philippe De Backer (Open VLD), a répondu aux polémiques sur le plateau de RTL-TVI. Sur les masques, le ministre ‘pense qu’on va réussir à offrir un masque à chaque Belge le 4 mai.’ Suite à un travail conjoint du Fédéral et des communes. Il ajoute qu’il s’est personnellement chargé de la commande de 100 millions de masques chirurgicaux et 50 millions de masques FFP2.

Sur RTL-TVI encore, le ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), a également précisé que des contrôles auraient lieu dans les trains, avec des amendes à la clé.

Sur les tests, le ministre De Backer soutient qu’on ‘a dépassé les 10.000 tests par jour. Rien que dans les maisons de repos, on a effectué 12.000 tests. Cela montre que la capacité est là et était déjà là. On a élargi les critères. Les experts ont dit que pendant le déconfinement, il était important d’identifier les personnes avec des symptômes légers. Ces personnes-là doivent directement se rendre chez leur médecin généraliste et après on fait un contact tracing. Cela veut dire qu’on va entrer en contact avec les gens qui étaient en contact étroit avec les personnes infectées. Et on va par des centres de triages aussi tester pour couper la transmission du virus. La capacité de tester est déjà là, mais il faut voir avec les médecins et les centres de triage comment on peut les fournir en matériel. Il y a pas mal de commandes en cours.’