Investissement rêvé, cette action belge a pris 16.600% depuis son entrée en Bourse

Les particuliers attirés par les performances délirantes de certaines cryptomonnaies auraient pu miser sur un placement bien de chez nous, beaucoup moins risqué et tout aussi rémunérateur : le biscuitier Lotus.

« Ceux qui ont mis 33 euros sur la table pour une action Lotus Bakeries à son entrée en Bourse fin 1988 peuvent aujourd’hui la revendre pour plus de 5.500 euros. Aucune action belge n’a fait mieux », claironne le Trends-Tendances. Autrement dit, si on ne s’en tient qu’au cours, une croissance de 16.566% !

Une performance rare sur les marchés financiers qu’on ne doit pas à une société techno de pointe ou un disrupteur digital mais à l’entreprise familiale qui produit chocolat, gâteau, biscuits, et dont la marque phare reste les Speculoos (renommés en Biscoff).

Opportunité manquée pour « les petits »

L’action Lotus, la plus chère de la Bourse de Bruxelles en nominal, a assuré un spectacle ascensionnel dont rêve tout investisseur particulier. L’actionnaire de la première heure qui ne s’est jamais séparé de ses titres Lotus Bakeries (LOTB) depuis l’IPO a dû accumuler une petite fortune.

« Sauf que ce petit actionnaire mythique semble ne pas exister », fait remarquer le Trends-Tendances. Un seul petit actionnaire apparaît sur la liste de présence des assemblées générales du biscuitier coté à partir de 2002. Mais ces inventaires sont incomplets et les petits actionnaires participent rarement aux AG.

Pour donner une certaine échelle de grandeur aux gains boursiers qu’aurait permis Lotus, le magazine remémore le sort de 52.500 actions qu’une société de la famille Frère avait vendues pour plus de 2 millions d’euros en 2002. Ces titres valent aujourd’hui environ… 289 millions d’euros.

Quelle est la recette du succès ?

Au contraire des aristocrates belges propriétaires d’AB InBev, les familles Boone et Stevens propriétaires de Lotus ne procèdent pas d’investissements notables dans d’autres entreprises. Leur participation dans le biscuitier a même augmenté au cours de la décennie.

Mais l’action n’a véritablement décollé qu’en 2010 avec une stratégie de marque forte, note le Trends-Tendances, le tout soutenu par une gestion familiale cohérente, une culture de l’humilité et de la transparence. « Ici, on ne trouve pas de société écran au Luxembourg ou dans des paradis fiscaux exotiques. »

Lire aussi:

Plus
Lire plus...
Marchés