Principaux renseignements
- L’Italie, le Japon et le Royaume-Uni souhaitent accélérer le déploiement du GCAP pour le faire passer à 2033.
- Une livraison anticipée nécessite le lancement d’une version aux fonctionnalités initiales réduites.
- Les nouveaux partenaires doivent rejoindre le programme d’ici 2027 pour obtenir le statut de membre à part entière.
Les représentants des gouvernements italien, japonais et britannique appellent à l’accélération du programme Global Combat Air Programme (GCAP), suggérant que le nouvel avion de chasse soit déployé d’ici 2033 plutôt qu’en 2035 comme prévu initialement.
Leonardo
Lorenzo Mariani, PDG de Leonardo, a révélé lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs le 31 juillet et au salon aéronautique international de Farnborough que les responsables cherchaient des moyens d’accélérer la mise en service de l’appareil.
Toutefois, ce calendrier reste officieux ; le gouvernement britannique a récemment informé le Parlement que l’échéance de 2035 restait l’objectif principal.
Compromis
Selon Mariani, pour parvenir à un lancement plus précoce, il faudrait faire des compromis sur les spécifications initiales de l’appareil. Pour respecter l’échéance de 2033, les partenaires devraient probablement déployer une version aux fonctionnalités réduites, en introduisant des fonctionnalités et des systèmes plus avancés au cours des itérations futures et des mises à jour logicielles.
Ce changement stratégique est particulièrement urgent pour le Japon, car le retrait de sa flotte de Mitsubishi F-2 vers 2035 pourrait créer un vide dangereux dans ses capacités de défense aérienne si le projet GCAP subissait des retards.
Dynamique industrielle
Une dynamique industrielle significative soutient déjà la croissance du projet. Par exemple, Mitsubishi Electric a récemment annoncé la création de trois usines spécialisées dans la fabrication des composants électroniques du GCAP, dont les retombées financières sont attendues d’ici 2029 ou 2030.
Parallèlement, un consortium regroupant Avio Aero, IHI et Rolls-Royce a mené à bien plus de 100 essais sur des composants à échelle réduite. Ce système de propulsion est conçu non seulement pour le vol, mais aussi pour répondre aux besoins énergétiques élevés des capteurs de pointe, des outils de guerre électronique et des futurs systèmes d’armement.
De nouveaux pays ?
L’attrait du programme ne cesse de croître à l’échelle mondiale, plusieurs pays souhaitant y participer. Le Canada a déjà obtenu le statut d’observateur, ce qui lui permet d’avoir un aperçu du cadre sécuritaire et industriel du projet. D’autres pays, notamment Singapour et l’Arabie saoudite, ont manifesté leur intérêt pour une participation.
Néanmoins, la fenêtre d’adhésion se referme. Mariani a indiqué que 2027 pourrait être la date limite pour tout pays souhaitant devenir partenaire à part entière de l’initiative. (fc)
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