Principaux renseignements
- Friedrich Merz nie que l’Union européenne soit en passe d’entrer dans une guerre commerciale avec la Chine.
- Les dirigeants européens réclament des outils plus efficaces pour inverser un déficit commercial quotidien d’un milliard d’euros.
- De nouvelles propositions visent à diversifier les fournisseurs et à limiter les afflux d’importations à bas prix.
Friedrich Merz, le chancelier allemand, s’est dit convaincu que l’Union européenne ne se dirigeait pas vers un conflit commercial avec la Chine, alors même que le bloc s’apprête à renforcer ses défenses face aux tactiques concurrentielles de Pékin.
« Pratiques déloyales »
S’exprimant lors d’un rassemblement d’hommes d’affaires à Berlin, Merz a reconnu que l’UE devait s’attaquer aux « pratiques déloyales » employées par la Chine, tout en soulignant que ces discussions ne marquaient pas le début d’une guerre commerciale.
Il a affirmé que si l’UE recherchait des solutions à l’amiable, celles-ci devaient reposer sur le principe d’un commerce équitable.
En faveur d’un équilibre stratégique
En collaboration avec le président français Emmanuel Macron, Merz s’est imposé comme l’un des principaux défenseurs, parmi les chefs d’État de l’UE, d’une position plus ferme face aux déséquilibres commerciaux.
À l’issue d’un récent sommet, les dirigeants européens ont exhorté la Commission à élargir rapidement sa panoplie d’outils stratégiques pour lutter contre ces disparités, d’autant plus que le déficit commercial quotidien de l’UE a atteint environ 1 milliard d’euros. Bien que le communiqué officiel du sommet ait évité de citer spécifiquement la Chine, il a encouragé la Commission à maintenir un dialogue axé sur des résultats concrets, reflétant ainsi la préférence historique de l’UE pour la diplomatie plutôt que pour les droits de douane.
Mesures réglementaires proposées
Afin d’atténuer les dépendances économiques et de protéger les entreprises européennes contre les distorsions du marché, Merz et Macron ont proposé deux mises à jour réglementaires spécifiques.
La première initiative met l’accent sur la diversification afin d’éviter une dépendance excessive vis-à-vis des fournisseurs d’un seul et même pays. La deuxième proposition suggère un mécanisme permettant d’exclure rapidement les pays tiers du marché unique en cas de forte augmentation des importations à bas prix.
(at)
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