Principaux renseignements
- L’UE maintient ses sanctions énergétiques contre la Russie, malgré les changements de politique aux États-Unis.
- La Commission européenne souhaite mettre en place un nouveau mécanisme visant à limiter ou à bloquer les importations en provenance de pays qui manipulent le marché, comme la Chine.
- L’Europe souhaite protéger ses secteurs des machines industrielles et des produits chimiques contre la concurrence déloyale.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré mercredi que l’Union européenne maintiendrait ses sanctions énergétiques contre la Russie. Cette décision s’applique indépendamment d’un accord récent entre les États-Unis et la Russie concernant le diesel.
Dans un discours prononcé devant les députés européens, von der Leyen a affirmé que la Russie s’était révélée être un partenaire énergétique peu fiable. Selon elle, le Kremlin utilise souvent la dépendance énergétique comme moyen d’exercer une pression politique sur d’autres pays et de les faire chanter. Elle a notamment souligné la décision de la Russie de réduire ses livraisons de gaz à l’Europe. Il s’agit selon elle d’une erreur cruciale que l’UE n’oubliera pas.
Une divergence par rapport à la politique américaine
Cette prise de position fait suite à une annonce du président américain Donald Trump, qui a conclu un accord avec Vladimir Poutine visant à assouplir les sanctions sur les importations de diesel jusqu’en avril 2027, en réaction à la hausse des prix mondiaux du pétrole.
Trump a ensuite justifié cette mesure en affirmant que l’UE continuait à dépenser des milliards pour des combustibles fossiles russes. Il n’a toutefois fourni aucune preuve concrète à l’appui de cette affirmation.
Nouvelles mesures commerciales à l’encontre de la Chine
Outre les questions énergétiques, von der Leyen a évoqué la stratégie de l’UE visant à lutter contre les déséquilibres commerciaux avec la Chine. Elle a annoncé que la Commission européenne avait l’intention de mettre en place, au plus tard en décembre, un nouveau mécanisme de défense, sur le modèle des propositions de la France et de l’Allemagne.
Cet instrument donnerait à la Commission le pouvoir de limiter, voire d’interdire, les importations en provenance de pays accusés de manipuler le marché intérieur. La procédure serait en outre simplifiée, car elle nécessiterait moins de consultations approfondies avec les États membres.
Protection de l’industrie
Cette nouvelle mesure s’inscrira dans un cadre de solidarité et une stratégie de diversification actuellement en cours d’élaboration. Von der Leyen a souligné les pertes d’emplois subies par les pôles industriels européens et a déclaré que l’UE mènerait de nouvelles négociations avec la Chine, dans le prolongement d’un accord antérieur visant à limiter les importations de véhicules hybrides.
Selon certaines informations, l’UE souhaiterait notamment protéger les secteurs des machines industrielles et des produits chimiques contre la concurrence déloyale de la Chine. (lv)
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