Principaux renseignements
- Le président d’Anders, Frédéric De Gucht, a admis avoir lui-même divulgué prématurément à la presse la démission du chef de groupe Egbert Lachaert.
- Lachaert avait auparavant démissionné de son poste de chef de groupe au Parlement flamand via WhatsApp, après avoir appris qu’il était prévu de le remplacer.
- Les tensions internes menacent de faire de l’ombre au prochain Festival des Idées du parti.
Le parti libéral flamand Anders s’apprête à organiser son « Festival des idées » dans un contexte de turbulences internes suite au départ soudain d’Egbert Lachaert. L’ancien chef du parti a démissionné de son poste de chef du groupe parlementaire flamand par le biais d’un message WhatsApp envoyé à ses collègues et au président du parti, Frédéric De Gucht.
Un départ amer
Ce départ inattendu est survenu après que Lachaert eut appris que De Gucht envisageait de le remplacer, ainsi qu’Alexia Bertrand, par de nouveaux dirigeants afin de marquer la rupture du parti avec l’ère du gouvernement Vivaldi.
Lachaert a exprimé sa profonde frustration face à la manière dont son départ a été orchestré. Il a découvert qu’on le présentait comme un chef de groupe absent. Il a qualifié cette déclaration anonyme d’attaque ciblée contre sa personne. Il soutient s’être entièrement consacré à sa fonction et affirme qu’il n’y avait aucune raison de rendre cette information publique avant qu’une solution interne n’ait été trouvée. Lachaert a fait remarquer que la moitié des huit membres de son groupe parlementaire ne souhaitait pas sa démission, ce qui lui a donné le sentiment d’avoir été mis à l’écart par la direction du parti.
La direction reconnaît ses erreurs
En réponse, Frédéric De Gucht a déclaré au De Standaard que, bien que cette démission soit quelque peu surprenante, il respectait cette décision. Bien qu’il nie avoir poussé Lachaert à partir, De Gucht a admis avoir divulgué à la presse la nouvelle de cette démission potentielle.
Il a reconnu que la situation avait été mal gérée et a concédé que le processus aurait pu être plus bienveillant et plus humain, tout en restant optimiste quant à l’avenir du parti.
Alexia Bertrand
Concernant l’avenir de la direction du parti, De Gucht a désigné Stéphanie D’Hose comme seule candidate à la succession de Lachaert. Tout en niant qu’Alexia Bertrand soit également sur le point d’être remplacée, il s’est décrit comme un « coach » cherchant l’équilibre idéal entre des politiciens chevronnés et des talents émergents.
Bertrand elle-même a rejeté l’idée de son éviction, affirmant que le président avait confirmé son rôle dans les prochaines discussions budgétaires.
Tensions à Bruges
Cette vague de conflits internes crée une atmosphère tendue à l’approche du rassemblement du parti à Bruges ce samedi. Alors que les membres libéraux se rassemblent pour leur événement, des débats animés semblent inévitables, laissant au parti l’espoir de trouver un terrain d’entente malgré les récentes frictions. (fc)
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