Principaux renseignements
- La Chine teste deux chasseurs sans empennage de 6e génération distincts sur le site isolé de Lop Nur.
- Les conceptions compactes de Shenyang réduisent les coûts afin de garantir un renouvellement rapide et à grande échelle de la flotte.
- La recherche avancée en matière de commandes de vol permet à ces avions agiles d’opérer à partir de porte-avions.
Des images vidéo récentes indiquent que l’avion de sixième génération développé par la Shenyang Aircraft Corporation progresse dans sa phase d’essais en vol, des enregistrements montrant l’avion manœuvrant à différentes altitudes. En termes de taille, cet avion est similaire au J-20, le premier chasseur de cinquième génération de la Chine.
Premiers vols d’essai d’un avion de combat de sixième génération
À l’inverse, un autre projet de sixième génération mené par la Chengdu Aircraft Corporation présente une cellule beaucoup plus grande, ce qui suggère une conception optimisée pour des missions à longue portée.
Ces deux modèles représentent les seuls avions de combat sans empennage actuellement en essais en vol à l’échelle mondiale, démontrant la capacité de la Chine à maintenir une grande agilité grâce à des conceptions innovantes qui remplacent les stabilisateurs verticaux traditionnels.
Réduire les coûts de production
L’un des principaux avantages du modèle de Shenyang réside dans sa taille compacte par rapport à la variante de Chengdu, ce qui devrait réduire considérablement les coûts de fabrication et de maintenance. Cette viabilité économique est essentielle à un déploiement à grande échellle. En revanche, les programmes américains F-22 et F-35 ont souffert d’augmentations budgétaires massives qui ont limité leur capacité à supplanter pleinement les flottes de quatrième génération.
Le J-20 ayant été produit à moindre coût, la Chine a pu s’en doter en grand nombre. Par conséquent, le chasseur de Shenyang est envisagé comme le successeur direct des chasseurs lourds, et devrait remplacer des appareils tels que le J-11B et le Su-30MKK au cours des années 2030.
Porte-avions
Le potentiel d’intégration navale est également évident, des chercheurs chinois ayant publié en 2025 des travaux de recherche sur les systèmes de contrôle de vol destinés à des aéronefs sans queue, en forme d’aile, atterrissant sur des porte-avions. Gérer une approche d’un porte-avions sans gouvernails ni ailerons verticaux standard est techniquement exigeant, nécessitant des logiciels sophistiqués et des surfaces distribuées pour maintenir la stabilité.
Bien que la taille de l’appareil de Chengdu puisse l’empêcher d’être utilisé à bord d’un navire, la grande agilité observée dans ces conceptions suggère que le chasseur de Shenyang, plus petit, pourrait servir à la fois l’Armée de l’air et la Marine de l’Armée populaire de libération.
Essais classifiés à Lop Nur
Le développement de ces avions furtifs se déroule sur le site isolé de Lop Nur, dans le Xinjiang, comme le confirment les données satellitaires de 2025. Ce site est idéal pour les projets aérospatiaux classifiés en raison de son isolement extrême, de sa vaste piste et de ses liens historiques avec les essais nucléaires. Des images récentes montrent d’importantes améliorations apportées à la base, notamment de nouvelles voies de circulation et de nouveaux hangars.
Bien qu’il n’y ait pas de confirmation officielle, des rapports datant de septembre 2026 suggèrent que ces extensions d’infrastructures sont destinées à soutenir les essais de bombardiers et de chasseurs de nouvelle génération. (fc)
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