Principaux renseignements
- António Costa plaide en faveur de nouvelles taxes européennes afin de soulager les budgets nationaux.
- Les échéances budgétaires approchent, tandis que plusieurs dirigeants débattent du financement de la défense et de la compétitivité.
- L’Allemagne s’oppose à des projets de dépenses de grande envergure, alors que la pression politique intérieure s’intensifie.
António Costa, président du Conseil européen, a proposé la mise en place de nouvelles taxes au niveau européen afin d’alléger la charge financière des États membres. Lors de discussions à Berlin avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Costa a expliqué que le développement de ces « ressources propres » était essentiel pour éviter d’exercer une pression supplémentaire sur les trésors publics nationaux. Cette stratégie revêt une importance particulière pour l’Allemagne, qui assure actuellement environ 25 pour cent du financement de l’Union.
Échéances budgétaires
Le moment choisi pour ces discussions est crucial, car une échéance préliminaire pour le budget 2028-2034 approche dans moins de quatre mois. Costa estime que des mécanismes fiscaux collectifs sont nécessaires pour financer des initiatives de grande envergure, comme la compétitivité et la défense, qui dépassent les capacités des différents pays pris individuellement.
Il prévoit de poursuivre l’élaboration de la liste des options fiscales viables lors d’un sommet prévu le 15 octobre.
Tensions politiques
Les négociations se déroulent dans un contexte d’instabilité politique. La récente montée en puissance du parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) en Saxe-Anhalt inquiète les diplomates. Ils craignent que le chancelier Merz adopte ainsi une position plus rigide.
Merz s’est déjà fermement opposé au projet de budget de près de 2 000 milliards d’euros de la Commission européenne. Il souhaite économiser plusieurs centaines de milliards d’euros afin de protéger les contribuables européens contre des coûts excessifs.
Progrès concernant les sources de recettes
Alors que la Commission visait initialement de nouvelles sources de recettes générant 66 milliards d’euros par an, les progrès sont restés limités. Jusqu’à présent, les États membres ne sont parvenus à un accord que sur les taxes visant les déchets électroniques et les pollueurs étrangers via le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Ces mesures devraient rapporter ensemble environ 20 milliards d’euros par an.nt rapporter ensemble environ 20 milliards d’euros par an. (zvm)
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