Facebook veut devenir « positif en eau » d’ici 2030: qu’est-ce que ça signifie ?

Ce jeudi, Facebook a annoncé un nouvel objectif qu’il s’est fixé en vue de participer à la lutte contre le changement climatique. L’entreprise deviendra « positive en eau » d’ici moins de dix ans. Explications.

Il y a peu, Facebook a annoncé qu’il construirait bientôt un nouveau centre de données à Mesa, près de Phoenix, en Arizona. Rapidement, l’entreprise a dû faire face à un flot de critiques. Ces installations sont connues pour être gourmandes en eau, essentielle au refroidissement des machines. Or, le climat de la région la rend susceptible de connaître des périodes de sécheresse.

Dans la foulée, le réseau social a expliqué que cette installation serait conçue de sorte à utiliser 60% d’eau en moins que ses autres centres de données. Il a également indiqué avoir investi dans trois projets de restauration d’eau en Arizona, qui restitueront plus de 200 millions de litres d’eau par an dans les bassins du fleuve Colorado et de la rivière Salt.

Plus de 2,2 milliards de litres d’eau restaurés en 2020

Ce jeudi, Facebook est allé beaucoup plus loin dans ses intentions. Il a fait savoir que d’ici 2030, il deviendrait « positif en eau ». Ce qui signifie que le groupe remettra en circulation dans l’environnement plus d’eau qu’il n’en consomme.

« La crise climatique exige une action urgente de notre part à tous », a déclaré Facebook dans un billet de blog. « Atteindre cet objectif ambitieux nécessitera une combinaison d’efforts de restauration de l’eau, en commençant par les régions soumises à un fort stress hydrique, ainsi que des technologies visant à accroître l’efficacité de l’eau dans nos installations. »

Parmi les technologies déjà utilisées pour réduire ses besoins en eau, Facebook a déjà de plus en plus recours à de l’air frais pour maintenir ses serveurs à des températures supportables, indique datacenterfrontier.com. Cet effort pour tendre vers la positivité en eau tendra donc avant tout à un plus grand financement de projets de restauration d’eau. En 2020, Facebook affirme avoir déjà soutenu des projets ayant permis de restaurer environ 2,2 milliards de litres d’eau.

Cette année, l’entreprise s’est investie dans de nombreux projets, principalement dans des États américains sujets à la sécheresse, tels que le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le Texas, l’Utah, l’Oregon et la Californie. Elle vise cette fois à dépasser les 3 milliards de litres d’eau reconstitués par an.

« Ces projets de restauration de l’eau offrent des avantages considérables tant aux communautés locales qu’aux écosystèmes environnants, en particulier dans les régions soumises à un stress hydrique », a souligné l’entreprise. « Nous nous sommes associés à des organisations environnementales locales à but non lucratif et à des fournisseurs de services publics de confiance pour identifier les projets qui auraient le plus grand impact. »

Des plans similaires partout dans le monde

« Si l’on considère l’impact le plus important du changement climatique – certains des plus importants comme les incendies de forêt, les sécheresses, les inondations – au bout du compte, tout est lié à l’eau », a déclaré Sylvia Lee, responsable de la durabilité de l’eau, auprès de CNBC.

Facebook a l’intention de concentrer ses efforts dans les régions où il utilise les ressources en eau locales, mais il s’intéressera également aux zones à haut risque qui sont confrontées aux plus grands défis en termes d’approvisionnement en eau.

Dans les années à venir, Facebook compte ainsi apporter sa pierre à l’édifice à des projets situés un peu partout dans le monde, et notamment en Europe. L’entreprise a par exemple cité le Royaume-Uni et l’Irlande. L’Inde, Singapour et le Mexique sont aussi concernés.

Plus tôt cette année, Facebook a annoncé avoir atteint un taux d’émissions nettes nul dans ses bureaux et data centers, et les alimenter à 100% des énergies renouvelables. L’entreprise s’est fixé pour objectif de devenir nette zéro dans l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement d’ici 2030.

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