Elon Musk veut une Tesla à 25.000 dollars sans volant ni pédales pour 2023

Depuis un an, on sait que Tesla planche sur une voiture électrique meilleure marché que les modèles qu’elle propose actuellement. Lors d’une importante réunion, Elon Musk a dévoilé de nouvelles données à son sujet.

Depuis quelques mois, les rumeurs autour de cette Tesla à 25.000 dollars se multiplient. Il y a quelques semaines, plusieurs fuites ont fait état d’un début de production imminent – voire déjà enclenché – en Chine, avec un début de commercialisation dès l’an prochain.

Nous vous avions toutefois expliqué que ce modèle – possiblement appelé Model 2 – ne sortirait pas des usines de Tesla avant 2023. Et visiblement, c’est bien cette échéance qui semble la plus réaliste. De l’aveu d’Elon Musk lui-même.

En effet, la semaine dernière, le PDG de Tesla a tenu une réunion avec ses employés. Le média spécialisé – et souvent très bien informé – Electrek a pu discuter avec quelques personnes qui y ont assisté. D’après elles, Musk a bien confirmé vouloir lancer la production de cette voiture à 25.000 dollars pour 2023.

Un nouvel élément, et non des moindres, est également ressorti lors de ce meeting. Le patron de Tesla a fait savoir qu’il désirait que ce nouveau modèle dispose d’une technologie d’autonomie complète. Il s’est même laissé aller à un: « Voulons-nous que cette voiture soit livrée avec un volant et des pédales ? ». Une question qui attendait bien sûr un « non ».

Beaucoup de mouvement cet été

Fin août, Elon Musk a annoncé que la bêta publique du système de conduite 100% autonome de Tesla (disponible pour tous ceux qui ont souscrit au pack Capacité de conduite entièrement autonome) devrait être déployée d’ici seulement quatre semaines, soit fin septembre. Celle-ci est déjà en test depuis un an chez un petit nombre de conducteurs. Mais la proposer au grand public si rapidement constitue un défi de taille, voire impossible à relever selon certains experts.

Quelques semaines auparavant, l’entrepreneur d’origine sudafricaine avait pourtant fait preuve d’un peu plus de mesure, reconnaissant que la conduite autonome généralisée était « un problème difficile à résoudre », du fait qu’elle « nécessite d’adapter l’IA au monde réel ». « Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile, même si la difficulté est évidente avec le recul », avait-il reconnu.

Cet été, la NHTSA, l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, a également ouvert une enquête sur les accidents survenus à des Tesla qui roulaient sous autopilote. Depuis 2018, 11 accidents à priori tout à fait évitables ont été recensés, la voiture emboutissant à chaque fois un véhicule d’urgence à l’arrêt.

Que Tesla parvienne à lancer son système de conduite 100% autonome pour le grand public d’ici fin septembre ou non, il semble probable que cela se fasse de toute façon avant la fin de cette année. Une fois chose faite, ses ingénieurs en profiteront pour analyser les données recueillies, et ils les utiliseront en vue d’améliorer la technologie. Ce qui permettra à l’entreprise d’introduire une demande en vue d’obtenir l’approbation réglementaire pour l’utiliser comme un véritable système de conduite autonome complète.

Est-ce vraiment possible ?

Par conséquent, l’objectif fixé à 2023 par Musk de doter cette fameuse Tesla à 25.000 dollars d’un système de conduite autonome à 100% ne semble pas totalement irréaliste. Bien que cela demandera un travail titanesque à ses employés, lesquels ne sont pas toujours d’accord avec les très hautes exigences fixées par leur patron.

Il faudra également convaincre les autorités de la sécurité de la technologie… jusqu’à ce qu’elles acceptent le retrait du volant et des pédales. Et donc l’impossibilité pour les conducteurs de reprendre le contrôle du véhicule en cas de pépin. Car, pour l’instant, la technologie réservée à quelques privilégiés et qui sera bientôt proposée à un plus large public nécessite toujours toute l’attention du conducteur.

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