Principaux renseignements
- Le Premier ministre Bart De Wever a confirmé au Parlement que le gouvernement devra également commencer l’année 2027 avec ce qu’on appelle des « douzièmes provisoires ».
- La Belgique est confrontée à une crise de la dette qui pourrait entraîner 50 milliards d’euros d’intérêts annuels d’ici 2035.
- Le roi Philippe décidera du sort du gouvernement après avoir consulté les chefs de parti.
Le Premier ministre Bart De Wever a fait le point au Parlement sur l’état d’avancement des négociations budgétaires.
Douzièmes provisoires
De Wever a informé le Parlement fédéral que le gouvernement serait contraint de fonctionner selon un budget provisoire, dit « des douzièmes », au moins pendant les premiers mois du prochain exercice budgétaire. C’est ce qu’indique VRT NWS.
Cette mesure d’urgence, qui limite les dépenses à un douzième du total de l’année précédente, marque un revirement significatif par rapport à la position du Premier ministre il y a à peine un mois, lorsqu’il affirmait qu’un tel scénario était inacceptable et ne constituait pas une option viable.
Échec
Qualifiant cette situation d’échec catastrophique pour son administration, De Wever a révélé avoir remis sa démission au Roi lundi. Il a souligné que la crise actuelle découle de la tentative du gouvernement de rompre avec la mauvaise gestion passée en adoptant un budget pluriannuel plutôt que de perpétuer le cycle des ajustements annuels.
Il a affirmé ne souhaiter diriger qu’un gouvernement engagé dans cette stratégie financière à long terme, estimant que toute autre approche serait vaine.
Dette croissante
Le Premier ministre a souligné l’urgence de la situation en mettant en avant les intérêts croissants de la dette belge. Alors que le pays paie actuellement 16 milliards d’euros par an, De Wever a averti que ces coûts pourraient grimper à plus de 50 milliards d’euros d’ici 2035 si des choix difficiles n’étaient pas pris immédiatement.
Il a appelé à l’avènement d’une « ère de responsabilité » afin de corriger les erreurs budgétaires de longue date.
En attendant le roi
En ce qui concerne les prochaines étapes, De Wever doit être reçu en audience par le roi Philippe. Le roi devrait communiquer vendredi les résultats de ses discussions avec les chefs de parti, qui détermineront l’avenir du gouvernement. Bien que le Premier ministre ait présenté sa démission, on s’attend largement à ce que le roi la refuse afin de préserver la stabilité.
De Wever a reconnu que la résolution de ces questions financières complexes prendrait du temps et ferait l’objet d’un suivi au cours des prochaines semaines. (fc)
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