Chiffrée à 290.000 dollars, cette hypercar électrique et volante pourra atteindre les 400 km/h

Si tout se passe bien, un premier prototype de la voiture volante Leo devrait voir le jour en 2022.

L’avenir automobile s’annonce particulièrement riche. Les voitures électriques devraient en effet continuer de gagner en autonomie, tant au niveau de leur batterie que de leur conduite, mais de nouveaux de moyens de transport sont également attendus d’ici quelques années. Plusieurs appareils hybrides, à la fois voiture et avion, sont en développement, de même que des taxis volants. C’est notamment le cas du coupé Leo, fraichement dévoilé par l’entreprise Urban eVOLT.

Fruit de la collaboration entre le designer Carlos Salaff et de l’ingénieur Pete Bitar, spécialisé dans les systèmes de propulsion verticale, le véhicule au design futuriste prend la forme d’un « ADAV » électrique, à savoir un aéronef à décollage et atterrissage verticaux, à trois places. L’appareil se déplacera donc dans les airs et n’aura pas besoin d’une piste de décollage pour le faire. Il pourra compter sur ses seize turbines électriques pour prendre de la hauteur de manière verticale. Chacune d’entre elles sera capable de fournir 54 kg de poussée verticale. Cinq autres serviront pour le vol horizontal.

Grâce à ses différentes batteries totalisant 66 kWh, placées à divers endroits stratégiques de l’appareil pour répartir leur poids, le coupé Leo disposera d’une autonomie estimée à 1 heure et 15 minutes ou à 483 km à la vitesse maximale de 400km/h.

Outre sa vitesse maximale particulièrement impressionnante, ce taxi volant se différencie surtout des nombreux autres concepts en développement grâce à ses ailes doubles en forme de caisson. L’engin sera en effet beaucoup moins encombrant que les autres modèles. Il devrait ainsi occuper le même espace qu’une grosse voiture. Il lui sera donc plus facile de stationner dans la rue, par exemple.

Leo – Urban eVOLT

Les deux concepteurs du coupé Leo destinent leur appareil à un usage personnel, mais aussi à un service de VTC (véhicule de transport avec chauffeur), aux services de secours (secours, pompiers, police), au tourisme ou encore à un usage militaire.

Un premier prototype en 2022

Pour l’instant, le projet n’existe encore que sur le papier. L’entreprise qui le développe, Urban eVTOL, doit encore trouver des investisseurs pour donner vie à son projet. Elle prévoit de construire un premier prototype et de réaliser les premiers tests dès l’année prochaine. Il lui faudra ensuite obtenir les certifications nécessaires pour que son engin puisse prendre son envol. À terme, l’entreprise espère pouvoir vendre son appareil aux alentours de 290.000 dollars.

Si l’entreprise se veut particulièrement confiante en son taxi volant, ce dernier pourrait finalement ne jamais voir le jour. Depuis plusieurs années, les projets de taxi volant ou simplement d’ADAV se sont multipliés, mais beaucoup d’entre eux ont finalement fini à la poubelle par manque de financement ou tout simplement parce que le projet de base n’était pas réalisable, faute de technologies adéquates. Le prix de vente du coupé Leo pourrait également être revu à la hausse si son développement venait à coûter plus cher à l’entreprise.

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