Principaux renseignements
- Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu à Moscou pour mener des discussions secrètes.
- Les efforts diplomatiques se concentrent désormais sur la reprise des négociations de paix pour l’Ukraine.
- Washington a demandé à l’Ukraine un arrêt temporaire des frappes de missiles afin de faciliter la mission.
Selon des informations de CBS News, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu à Moscou le 25 août pour une série de discussions dont la teneur n’a pas été divulguée.
Un avion américain à Moscou
Son arrivée a été signalée par l’atterrissage d’un Boeing C-17A Globemaster III de l’armée de l’air américaine et par la présence d’un convoi diplomatique à un aéroport local. Bien que des sources aient confirmé sa présence dans la ville, ni le gouvernement américain ni le gouvernement russe n’ont publié de confirmation officielle.
Une rencontre diplomatique rare
Cette visite marque un événement diplomatique majeur, le dernier déplacement d’un directeur de la CIA remontant à novembre 2021. À cette occasion, William Burns s’était rendu en Russie pour informer le Kremlin que les services de renseignement américains avaient mis au jour des préparatifs en vue d’une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Les efforts diplomatiques actuels sont également menés par le secrétaire d’État Marco Rubio, qui a récemment indiqué que les États-Unis exploraient des moyens de relancer les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine.
Ces initiatives font suite à des informations antérieures selon lesquelles les représentants spéciaux du président Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, devaient se rendre à Kiev, bien que ce voyage n’ait jamais eu lieu.
Tensions régionales accrues
Le moment choisi pour le déplacement de Ratcliffe coïncide avec une inquiétude croissante concernant les mouvements stratégiques russes près des frontières de l’OTAN. Les services de renseignement américains avaient auparavant mis en garde les alliés européens, en particulier les États baltes et la Pologne, contre une éventuelle guerre hybride, comprenant notamment des opérations sous faux pavillon et des attaques visant des infrastructures essentielles.
Cependant, certains responsables ont suggéré que ces manœuvres pourraient avoir été des manœuvres psychologiques destinées à semer la panique plutôt que les signes avant-coureurs d’une invasion militaire traditionnelle.
L’agenda secret
L’agenda secret des réunions de Moscou portait probablement sur la guerre en Ukraine, les conditions possibles d’un cessez-le-feu impliquant l’Iran et la nature des relations entre Moscou et le gouvernement iranien. Afin de faciliter ce voyage, qui comprenait une brève escale à Riga, en Lettonie, Washington aurait informé Kiev de la mission et demandé un arrêt temporaire des frappes de missiles ukrainiens sur Moscou.
Malgré les preuves de l’arrivée et du départ du vol le 25 août, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a nié avoir eu connaissance de cette visite. (fc)
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