Boostée par la pandémie, Checkout.com triple sa valeur et se hisse dans le top mondial des fintech

Le fournisseur britannique de solutions de paiement en ligne Checkout.com vient de clôturer une levée de fonds de 150 millions de dollars. Ce tour de table lui permet de tripler sa valeur à 5,5 milliards de dollars et de devenir l’une des fintech les mieux valorisées au monde.

Cette nouvelle levée de fonds menée par le hedge fund new yorkais Coatue Management avec la participation des investisseurs actuels (Insight Partners, DST Global, Blossom Capital et GIC, le fonds souverain de Singapour) porte les liquidités disponibles à plus de 300 millions de dollars. La valeur de Checkout.com atteint désormais les 5,5 milliards de dollars, ce qui en fait une des fintech les mieux valorisées d’Europe mais aussi du monde, faisant son entrée dans le top 10 global.

Ces fonds vont être utilisés pour ‘renforcer encore son bilan et financer le développement de nouveaux produits innovants, notamment sa prochaine solution de paiement de pointe et la capacité de réduire les délais de paiement’, explique la fintech dans un communiqué.

Pandémie

La pandémie de coronavirus a sa part de responsabilité dans cette nouvelle levée de fonds. Les solutions de paiement en ligne sont plus que jamais sollicitées alors que les magasins physiques ont été contraints à la fermeture pendant de longues semaines, en plein confinement.

L’entreprise a ainsi constaté une augmentation de 250 % du nombre de transactions en ligne entre mai 2019 et mai 2020. ‘Le confinement à l’échelle mondiale a encore accéléré la croissance de Checkout.com’, confirme la société. Rentable dès sa création en 2012, elle emploie aujourd’hui plus de 750 personnes dans le monde. Elle réalisait sa première levée de fonds il y a un peu plus d’un an, récoltant quelque 230 millions de dollars.

Technologie brevetée

La fintech britannique a auparavant élaboré une technologie brevetée de plateforme intégrée de paiements internationaux à destination des commerçants, rappelle le site usine-digitale. Disponible dans 150 devises différentes, celle-ci donne un accès direct aux achats locaux ‘quel que soit le mode de règlement ou la zone géographique’ et détermine en direct plusieurs facteurs, tels que les méthodes de paiement les plus adaptées.

Le premier marché de la fintech se situe au Royaume-Uni, son pays d’origine, suivi par la France. Checkout.com a d’ailleurs obtenu une licence d’établissement de monnaie électronique dans l’Hexagone l’an dernier, lui ouvrant la porte à quelque 500 nouveaux clients.

L’entreprise a par ailleurs apporté son soutien au projet de monnaie numérique Libra de Mark Zuckerberg en avril dernier. Un appui plus que bienvenu pour le fondateur de Facebook, après la défection des quatre grands acteurs du secteur, Mastercard, Visa, PayPal et l’Américain Stripe, le concurrent de Checkout.com.

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