Principaux renseignements
- Les pays de l’Est de l’UE réclament des subventions plus rapides pour la défense aérienne afin de contrer les incursions croissantes de drones.
- Les retards administratifs entravent le déploiement de technologies essentielles de brouillage électronique et de capteurs.
- Un financement d’urgence est nécessaire dès maintenant pour éviter que les failles de sécurité ne perdurent jusqu’en 2028.
Les États membres de l’UE situés à la frontière orientale exhortent Bruxelles à accélérer le versement des subventions destinées à la défense aérienne. Selon des sources confidentielles, cette demande résulte d’une augmentation du nombre de drones issus du conflit russo-ukrainien qui pénètrent dans leurs espaces aériens nationaux chez Bloomberg.
Retards administratifs
Bien que l’Union européenne ait constitué diverses réserves financières pour aider les pays à détecter et à neutraliser les drones d’attaque volant à basse altitude, la lenteur du processus d’approbation suscite l’irritation.
Des pays tels que la Finlande et l’Estonie, qui ont déposé leur demande de financement plus tôt cette année, réclament désormais un allègement des délais de prise de décision. Les propositions actuelles devraient être finalisées en novembre.
Menaces croissantes
En raison de l’instabilité du conflit, des drones pénètrent fréquemment dans l’espace aérien des États baltes, de la Pologne et de la Roumanie. Parmi les incidents récents, on peut citer le cas d’un drone russe qui a percuté un immeuble résidentiel en Roumanie, faisant des blessés, tandis que des avions de l’OTAN ont intercepté des drones ukrainiens égarés au-dessus de la Lettonie et de l’Estonie.
Les systèmes de missiles traditionnels étant souvent trop coûteux ou peu adaptés aux petits drones, ces pays recherchent des fonds pour financer des systèmes de brouillage électronique, des réseaux de capteurs et des drones intercepteurs.
Appels urgents en faveur de la sécurité des frontières
Lors d’un récent sommet à Helsinki, le ministre estonien de l’Intérieur, Igor Taro, a souligné que la Commission européenne devait agir avant le début du prochain cycle budgétaire, car tout retard risquerait de repousser l’octroi de financements essentiels jusqu’en 2028. Taro a insisté sur le fait que le danger était une réalité immédiate plutôt qu’un risque théorique, rappelant l’objectif de l’Estonie de sécuriser l’intégralité de sa frontière de 300 kilomètres avec la Russie à l’aide de technologies anti-drones d’ici la fin de l’année prochaine.
En réponse, le porte-parole de la Commission européenne, Thomas Regnier, a reconnu le besoin urgent d’investissements massifs dans la défense aérienne, en évoquant le programme SAFE de 150 milliards d’euros. Les sources de financement actuelles comprennent une enveloppe de 250 millions d’euros pour la sécurité des frontières, dans le cadre de laquelle les coentreprises peuvent recevoir jusqu’à 50 millions d’euros, ainsi que le Programme européen pour l’industrie de la défense, d’un montant plus important de 1,5 milliard d’euros. Malgré ces options, des responsables tels que Taro soutiennent que la Commission doit agir avec plus de rapidité et d’urgence. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

