Bolt, le rival européen d’Uber, se lance à l’assaut du continent armé de 100 nouveaux millions d’euros

(c) CNBC

L’entreprise estonienne vient de lever 100 millions d’euros auprès du gestionnaire de fonds britannique Naya Capital Management, portant sa valeur totale à 1,7 milliard d’euros. Bolt veut désormais conquérir les continents européen et africain dans un monde post-confinement.

Le rival d’Uber made in Europe utilisera ce nouveau capital pour développer son activité principale mais aussi de nouveaux services comme les scooters et la livraison de nourriture.

‘Cela nous permettra de continuer à développer nos différents services, allant des VTC à la micromobilité, en passant par la livraison de repas, en Europe et en Afrique’, précise Bolt dans un communiqué. ‘Avec cette somme, le montant total des fonds levés par Bolt s’élève à plus de 300 millions d’euros’, indique la société, qui estime être la première plateforme européenne de mobilité. Elle avait toutefois essuyé un échec cuisant l’an dernier alors qu’elle tentait de s’implanter à Paris. La concurrence entre les services de mobilité a eu raison d’elle.

Monde post-coronavirus

Actuellement, Bolt est présente dans plus de 150 villes en Europe et en Afrique. À l’échelle mondiale, elle compte quelque 30 millions d’utilisateurs dans plus de 35 pays mais est surtout présente en Europe. Ces derniers mois, la plateforme indique avoir accéléré le développement de son service de livraison de repas Bolt Food et l’offrir désormais dans 12 pays. C’est que la pandémie et le confinement se sont montrés particulièrement propices aux services de livraison à domicile, alors que les restaurants sont toujours fermés.

L’entreprise ne compte d’ailleurs pas se laisser démonter par ce chamboulement créé par le coronavirus… Malgré une baisse de 75 % de ses revenus vers la mi-mars, provoquée justement par la pandémie. ‘Si la crise a temporairement changé notre façon de nous déplacer, les tendances à long terme qui favorisent la mobilité à la demande, telles que la diminution du nombre de voitures personnelles et le passage à des moyens de transport plus écologiques, continuent de s’accentuer’, a déclaré Markus Villig, CEO et cofondateur de Bolt.

‘Je suis plus que jamais convaincu que notre efficacité et notre localisation constituent un avantage fondamental dans le secteur des services à la demande. Elles nous permettent de continuer à offrir un transport abordable à des millions de clients et les meilleurs revenus pour nos partenaires dans le monde post-covid’, a-t-il ajouté.

La plateforme de mobilité partagée pourrait peut-être même profiter des conséquences du déconfinement, si certains utilisateurs rechignent à prendre les transports en commun un peu trop bondés à leur goût. À moins qu’elle ne continue sur sa pente glissante, comme Uber et ses 3 milliards de pertes enregistrées au 1er trimestre…

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