Aux États-Unis, en cas d’accident de voiture en conduite autonome, le conducteur pourra être jugé responsable

En Californie, le propriétaire d’une Tesla impliquée dans un accident mortel, alors que la conduite autonome était impliquée, est directement visé par des accusations criminelles. C’est la première fois aux États-Unis qu’un conducteur est pénalement inculpé dans une affaire impliquant l’aide à la conduite.

En décembre 2019, le chauffeur Kevin George Aziz Riad, à bord de sa Tesla Model S, a été impliqué dans un accident de voiture qui a coûté la vie à deux personnes. Il fait aujourd’hui l’objet de deux accusations d’homicide involontaire. Les procureurs californiens le tiennent en effet responsable du tragique incident, et ce, malgré le fait que la voiture était en pilotage automatique.

Une aide à la conduite plus qu’un pilotage autonome

Ce n’est pas la première fois qu’une Tesla en pilotage automatique est impliquée dans un accident de voiture. Plusieurs décès sont d’ailleurs à déplorer. Mais dans la plupart des cas, les familles des victimes tenaient Tesla responsable et non les conducteurs puisque la conduite autonome était activée.

Une fonctionnalité qui est toujours en développement et qui fait d’ailleurs l’objet d’une surveillance accrue de la part des régulateurs fédéraux, en raison du nombre important d’incidents impliquant un véhicule du constructeur américain. Le fait est que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette fonctionnalité n’offre pas réellement de conduite autonome. Elle se rapproche davantage d’une aide à la conduite. Le véhicule peut changer de voies, adapter sa vitesse en fonction de la circulation ou freiner en cas de danger, mais les conducteurs doivent toujours rester vigilants et attentifs à ce qu’il se passe sur la route.

Un aspect que beaucoup de propriétaires de Tesla oublient, préférant regarder un film ou une série, surfer sur leur téléphone ou encore piquer un somme. Tesla avertit pourtant ses conducteurs qu’ils doivent rester en alerte et maintenir leurs mains sur le volant. Une manière de se décharger de toute responsabilité puisque le constructeur refuse de mettre en place un système de surveillance des conducteurs pour s’assurer qu’ils respectaient bien les consignes.

Le conducteur reste responsable

L’historique des accidents impliquant des Tesla en pilotage automatique a certainement pesé dans la balance pour les procureurs californiens qui tiennent responsable le chauffeur Kevin George Aziz Riad responsable de l’accident qui a coûté la vie à deux personnes, et ce, malgré le fait qu’aucun élément ne semble indiquer que l’homme n’était pas concentré sur la route.

« La NHTSA rappelle au public qu’aucun véhicule à moteur disponible dans le commerce aujourd’hui ne peut conduire lui-même », a déclaré un porte-parole de la National Highway Traffic Safety Administration. « Qu’un système de conduite automatisée L2 soit engagé ou non, chaque véhicule disponible exige que le conducteur humain ait le contrôle à tout moment, et toutes les lois de l’État tiennent le conducteur humain responsable du fonctionnement de ses véhicules ».

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