Principaux renseignements
- La hausse des importations de carburant et de technologies d’IA a creusé le déficit courant de l’Australie.
- Les exportations nettes ont réduit le PIB de 0,8 point de pourcentage.
- Les hausses des taux de la Banque de réserve parviennent à freiner la croissance économique.
La forte hausse des importations de carburant et de technologies d’IA a pesé lourdement sur les performances économiques de l’Australie au cours du premier trimestre. Le ralentissement du commerce net a coïncidé avec une stagnation des dépenses publiques, qui n’ont pas réussi à stimuler la croissance.
Alors que la constitution de stocks devait contribuer à hauteur de 0,2 point de pourcentage à l’économie, cela n’a pas suffi à compenser entièrement l’impact négatif du commerce.
Aggravation des déficits
Les dernières statistiques du Bureau australien des statistiques révèlent un creusement du déficit courant, qui a atteint 27,1 milliards de dollars australiens (environ 16,7 milliards d’euros) au cours du trimestre clos en mars, dépassant à la fois les 23 milliards de dollars australiens (environ 14,2 milliards d’euros) du trimestre précédent et les prévisions du marché de 23,2 milliards de dollars australiens (environ 14,3 milliards d’euros). En conséquence, les exportations nettes auraient réduit le PIB de 0,8 point de pourcentage, une baisse plus importante que les 0,5 point de pourcentage anticipés par les analystes.
Le passage à un déficit commercial des biens et services – une première depuis fin 2017 – a été entraîné par un effondrement des exportations minières et une forte hausse des importations. Plus précisément, les investissements dans les infrastructures de centres de données en Victoria et en Nouvelle-Galles du Sud ont entraîné des importations record de racks de serveurs d’IA et d’équipements connexes.
Évolution de la dynamique économique
Les dépenses publiques restant neutres, la dynamique économique repose désormais largement sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises. Les prévisions pour la publication officielle du PIB demain suggèrent un taux de croissance trimestriel de 0,5 pour cent, ce qui représente un recul par rapport à la hausse de 0,8 pour cent observée précédemment, la croissance annuelle devant probablement s’établir autour de 2,6 pour cent.
Hausses de taux
Pour lutter contre la volatilité énergétique mondiale provoquée par les conflits, la Banque de réserve d’Australie a procédé à trois hausses de taux entre février et mai, portant le taux de référence à 4,35 pour cent.
Ces mesures semblent freiner la demande, comme en témoignent la baisse des dépenses des ménages en avril, la stabilisation de la valeur des logements et une légère hausse du chômage. La RBA prévoit un nouveau ralentissement, estimant que la croissance devrait tomber à 1,9 pour cent au deuxième trimestre et finalement à 1,3 pour cent d’ici la fin de l’année, à mesure que le resserrement monétaire et les tensions géopolitiques feront sentir leurs effets. (fc)
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