Après les faux avis, Amazon fait face au scandale des faux employés sur Twitter

Werknemers Amazon
Ross D. Franklin/AP

Sur Twitter, plusieurs profils affirmaient être des employés d’Amazon, alors que c’était faux. Leur but était de faire de la propagande contre les volontés syndicalistes des employés de l’Alabama. Le vote pour la création du premier syndicat américain chez Amazon avait lieu ce lundi.

Amazon navigue de scandale en scandale. Il y a eu les faux avis sur la plateforme, les obligations de travailler pour les employés en pleine pandémie, puis les détails effarants sur les conditions de travail des livreurs. Aujourd’hui, c’est un scandale de faux employés qui est divulgué sur Twitter.

Le réseau social a supprimé plusieurs profils qui s’opposaient à la création d’un syndicat chez Amazon. Deux d’entre eux sont clairement de faux comptes et de fausses personnes. Un exemple frappant est celui de Burt at OK4, qui s’affiche comme un employé Amazon, mais qui utilise une photo de profil trouvé sur Google.

D’autres comptes de soi-disant ambassadeurs ont été créés il y a seulement quelques jours et ils ne parlaient que d’Amazon, de leur plaisir d’y travailler et de leur opposition nette aux syndicats.

Syndicat

Ce lundi, le dépôt en Alabama organisait un événement historique : un référendum des employés qui devait décider de la création — ou non — du premier syndicat américain chez Amazon. Le comptage des voix a débuté ce mardi, mais aucun résultat n’a encore été dévoilé.

L’entreprise de Jeff Bezos s’est toujours opposée à ce que les travailleurs s’unissent pour défendre leurs droits. S’organiser en tant que syndicat est pourtant un droit inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme écrite par l’ONU.

Amazon est connu pour menacer les employés qui veulent voter en faveur d’un syndicat. La société est également prête à payer énormément d’argent pour réaliser de la propagande antisyndicaliste. Les dirigeants distribuent des tracts, harcèlent les employés avec des messages énonçant les inconvénients d’un syndicat ou créent encore un site pour énoncer tout ce que les travailleurs pourraient se payer avec la cotisation du syndicat.

Aujourd’hui, beaucoup pensent donc qu’Amazon serait derrière la création de ces faux comptes, pour tenter de manipuler l’opinion publique. L’entreprise a d’ailleurs, il y a plusieurs années, rémunéré des travailleurs pour qu’ils se présentent comme des ambassadeurs de l’entreprise en utilisant le pseudo @AmazonFC et leur prénom. C’est le même pseudo qui est utilisé par les faux comptes.

Un porte-parole d’Amazon a déjà assuré n’avoir aucun lien avec le compte @AmazonFCDarla qui publiait des messages très vindicatifs sur les syndicats. Mais l’entreprise n’a fait aucune autre déclaration sur le flot de faux comptes repérés par les utilisateurs Twitter.

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