Angela Merkel soutient Ursula von der Leyen: ‘Nous avons un problème avec AstraZeneca’

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Alors que l’Allemagne se prépare à se reconfiner pour contrer l’arrivée d’une troisième vague, Angela Merkel n’en oublie pas de passer un savon à AstraZeneca. La chancelière allemande a soutenu la présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen face au groupe suédo-britannique.

Ce week-end, Ursula von der Leyen a menacé de bloquer les exportations des vaccins AstraZeneca si la société continue ne de pas respecter ses engagements envers l’Union européenne. ‘Nous avons l’option d’interdire toute exportation prévue. C’est le message que nous passons à AstraZeneca: respectez votre contrat avec l’Europe avant de commencer à livrer d’autres pays’, a averti la présidente de la Commission européenne.

Il faut dire que les retards d’AstraZeneca dans l’UE sont importants: 30 millions de doses au lieu de 90 au premier trimestre, 70 au lieu de 180 au deuxième trimestre.

Au sein de l’UE, tout le monde n’est pas d’accord avec les menaces avancées par la Commission. La Belgique et les Pays-Bas, grands producteurs de vaccins, font appel à davantage de prudence. Mais l’Allemagne vient d’apporter directement son soutien à von der Leyen, par le biais d’Angela Merkel.

‘Je soutiens la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Nous avons un problème avec AstraZeneca. Nous allons prendre une décision responsable’, a prévenu la chancelière allemande.

Une solution à l’amiable ?

Pour éviter que la situation s’enflamme, le Royaume-Uni a émis une proposition. Boris Johnson serait prêt à partager avec l’UE les doses du vaccin conçues au sein de l’usine néerlandaise de Halix. Cette usine est justement au centre de la tourmente, étant donné qu’elle fait partie divisions d’AstraZeneca qui n’ont toujours pas livré une seule dose à l’Europe depuis le début du mois de mars. Von der Leyen a ciblé ce site parmi ceux dont elle veut interdire les exportations en dehors de l’UE.

D’après le Telegraph, qui dit se baser sur les confidences d’un diplomate européen, un partage entre le Royaume-Uni et l’UE pourrait satisfaire le camp européen. Angela Merkel a d’ailleurs confirmé qu’elle s’est déjà entretenue à ce sujet en compagnie de Boris Johnson et d’Emmanuel Macron. Un sommet des dirigeants européens se tiendra en fin de semaine afin de discuter de la recevabilité du deal proposé par Londres.

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