Principaux renseignements
- Airbus souhaite participer au Global Combat Air Programme (GCAP), un projet commun du Royaume-Uni, du Japon et de l’Italie visant à développer un avion de combat.
- Les gouvernements européens doivent définir des cadres industriels clairs pour la coopération.
- Les discussions entre Airbus et BAE Systems pourraient également porter sur les avions de combat autonomes et les systèmes numériques d’échange de données.
Selon un article paru dans le Financial Times, une réunion est prévue entre les dirigeants d’Airbus et de BAE Systems afin de déterminer si le géant européen de l’aéronautique peut participer au Global Combat Air Programme (GCAP).
Cette coentreprise, créée en 2022 entre le Royaume-Uni, le Japon et l’Italie, a pour objectif de produire d’ici 2035 un avion de combat furtif, dont la direction du projet sera partagée entre BAE Systems, Leonardo et Mitsubishi Heavy Industries.
Conditions de coopération
Un porte-parole d’Airbus a déclaré que l’entreprise était ouverte à de telles coopérations. Pour cela, les industries espagnoles, allemandes et européennes dans leur ensemble doivent se voir attribuer un rôle proportionnel dans la conception, la production et le déploiement de l’avion.
Selon Airbus, les gouvernements espagnol et allemand doivent en outre définir rapidement un cadre industriel clair et une stratégie de développement afin de rendre cette coopération possible.
Extension à d’autres technologies
Les discussions à venir ne se limiteront peut-être pas à l’avion de combat lui-même. Les dirigeants devraient également examiner les domaines dans lesquels les deux entreprises pourraient coopérer sur le plan technologique. Cela pourrait notamment concerner le développement d’avions de combat autonomes capables d’opérer de manière indépendante.
De plus, les deux entreprises pourraient coordonner leurs efforts sur le « combat cloud », une infrastructure numérique sophistiquée conçue pour faciliter une communication de données fluide entre les capteurs, les drones sans pilote et les avions pilotés.
Élargissement des partenariats internationaux
L’éventuel élargissement du programme fait suite aux récentes déclarations du Premier ministre britannique Andy Burnham. Ce dernier a indiqué que l’Allemagne serait la bienvenue au sein du GCAP. Le programme montre déjà des signes de croissance : en juillet, le Canada a été admis en tant qu’observateur, tandis que l’Arabie saoudite est régulièrement citée comme partenaire potentiel. (lv)
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