A cause de la crise du Covid, nous contractons moins de prêts, mais il y a une exception

Les chiffres annuels de l’Union professionnelle du crédit montrent que nous avons tous contracté moins de crédits à la consommation l’année dernière. La crise a eu un impact profond sur certaines facettes de notre vie, rendant certaines choses, comme une voiture personnelle, moins nécessaires. Nous n’avons donc plus besoin de crédit pour financer de tels achat.

On ne peut pas le nier : la crise du coronavirus a eu un impact durable sur nos vies. Pensez, par exemple, à la façon dont nous travaillons. De plus en plus d’entreprises permettent désormais à leurs employés de travailler un ou plusieurs jours à domicile. Ces changements ont également un impact sur notre vie financière. Travailler davantage à domicile, par exemple, nous rend moins dépendants d’une voiture. La nécessité d’acheter son propre véhicule, et donc de contracter un prêt pour celui-ci, a également diminué.

Moins de crédits à la consommation

Cette tendance est également clairement visible dans les résultats annuels de l’Association du crédit professionnel. Celles-ci montrent que le nombre de prêts à tempérament accordés aux consommateurs l’année dernière était inférieur de 5 % au niveau de 2020. Ce chiffre est même inférieur de 21 % à celui de 2019, avant le déclenchement de la crise corona.

Tout d’abord, le nombre de crédits à la consommation pour l’achat d’une voiture, également appelé crédit auto, a fortement diminué en 2021. Ce nombre est tombé à 123.000 l’année dernière, soit une baisse de 17% par rapport à 2020. Par rapport à 2019, on constate même une baisse de 36%.

Selon la fédération bancaire Febelfin, qui a publié les chiffres, cette baisse n’est pas seulement le résultat d’un changement des habitudes de consommation. L’année dernière, il y a également eu de nombreux problèmes de livraison en raison de la pénurie de puces et des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. D’ailleurs, ces problèmes n’ont toujours pas été résolus aujourd’hui. Il est donc probable que cette année encore, nous contracterons moins de prêts pour financer l’achat d’une voiture. De nombreux Belges hésitent également sur le type de voiture à acheter (moteur à combustion interne, hybride ou électrique) et préfèrent reporter leur achat.

Les autres types d’achats, tels que les appareils ménagers et les meubles, ont également connu une baisse de 16% par rapport à 2020 et de 25% par rapport à 2019, pour atteindre 168.000 prêts. Le nombre de prêts à tempérament, sans justification précise, est passé à 165.000, soit une augmentation de 13% par rapport à 2020. Mais ce chiffre est encore inférieur de 20% au niveau de 2019.

Une exception

Il existe une exception parmi les crédits à la consommation : ceux dédiés à la rénovation. Leur nombre est passé à 40.000 l’année dernière. Cela représente une augmentation de 14% par rapport à 2020 et une augmentation de 10% par rapport à 2019. Il ne faut pas chercher l’explication bien loin : en raison, entre autres, des mesures de quarantaine strictes, nous avons davantage travaillé dans nos maisons.

Elément notable : le nombre de prêts pour la rénovation écologique a diminué en 2020. Febelfin note que les prêts hypothécaires sont également revenus aux niveaux pré-pandémiques. Toutefois, les crédits immobiliers ne sont pas considérés comme des prêts à la consommation.

Enfin, Febelfin souligne que le remboursement des crédits à la consommation est moins chancelant, malgré la crise. Pour la cinquième année consécutive, le nombre d’arriérés a diminué, de 5% par rapport à 2020 et même de 9% par rapport à 2019. La Banque nationale de Belgique (BNB) était arrivée à la même conclusion auparavant.

Les résultats annuels de l’application de paiement Payconiq de Bancontact montrent également que nos comportements de paiement ont changé pendant la pandémie. Nous payons plus via mobile et sans contact.

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